La gestion municipale de la ville d'Oran entre 1990 et 2000 est au coeur d'une affaire en justice, où sont accusées 19 personnes dont des ex-maires et des ex-DEC (directeur de l'exécutif communal), d'anciens élus et fonctionnaires ainsi que des entrepreneurs. Le procès, qui devait s'ouvrir, hier, devant le tribunal correctionnel d'Aïn El-Turck, a été reporté au 2 mars prochain sur demande de certains avocats de la défense, au motif qu'ils n'ont pas eu suffisamment de temps pour consulter le dossier d'accusation. 19 personnes, dont d'anciens présidents de l'APC d'Oran et d'anciens responsables de cette collectivité, sont poursuivies pour «dissipation de deniers publics, usage de biens sociaux à des fins personnelles et au profit d'autrui et faux», a-t-on appris de source judiciaire. Le procès était programmé sur le rôle de l'audience pénale d'hier, présidée par le président du tribunal d'Aïn El-Turck, alors que le ministère public était représenté par le procureur de la République du même tribunal, à côté de 27 affaires de droit commun. L'affaire a trait à des malversations et des procédures illicites dans la gestion des biens meubles et immeubles, des fonds et des recettes de la commune d'Oran, selon l'accusation. C'est la Cour des comptes, après avoir passé au peigne fin les comptes de l'APC d'Oran durant toute la période 1990-2000, qui a saisi le tribunal d'Aïn El-Turck, conformément au principe d'exterritorialité, de cette affaire.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : H Saaïdia
Source : www.lequotidien-oran.com