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Foncier à Oran Les spéculateurs montrent leurs crocs



Foncier à Oran Les spéculateurs montrent leurs crocs
'Il m'a menacé de saisir le Premier ministre, si je ne lui réglait pas le problème de sa coopérative immobilière. La loi est claire : elle interdit les coopératives immobilières."
Le dossier du foncier à Oran suscite les convoitises et met à nu les pratiques des spéculateurs qui ne reculent devant rien. 'On pensait que la pression n'est exercée que sur les petits responsables. Si le wali est mis sous pression, cela montre que les auteurs sont de gros bonnets", fait remarquer un Oranais bien avisé.
En effet, les pressions sur le wali d'Oran viennent de partout pour le dissuader de réaliser des infrastructures d'utilité publique pour accaparer les assiettes foncières récupérées qui font saliver beaucoup de monde.
Dernière en date, un citoyen n'a pas hésité à faire chanter le wali. 'Il m'a menacé de saisir le Premier ministre, si je ne lui réglait pas le problème de sa coopérative immobilière. La loi est claire : elle interdit les coopératives immobilières", raconte le wali d'Oran avec tous les détails de l'incident. D'autre part, les barons du foncier agricole s'agitent depuis que les autorités locales ont décidé de donner à Oran son cachet de ville méditerranéenne, et en lançant un programme ambitieux de 140 000 logements, la réalisation de plusieurs zones industrielles et l'extension des zones d'activité pour la création de l'emploi. 'Vous avez constaté que tous les moyens ont été mobilisés pour faire échouer le projet de la nouvelle ville et la plus importante zone industrielle du pays d'une superficie de 450 ha, alors que la plupart des bénéficiaires des EAI (exploitation agricole individuelle) ont revendu à des spéculateurs", souligne notre interlocuteur. Contactés, des fellahs touchés par l'expropriation pensent plus à l'indemnisation qu'à autre chose : 'Nous voulons juste être indemnisés correctement", affirme le président de l'association des fellahs d'Oued Tlélat. Une pression terrible s'exerce sur le premier responsable de la wilaya qui a affirmé à Liberté : 'Les projets en question (nouvelle ville et zone industrielle) sont des projets de l'Etat au profit de la wilaya d'Oran." De son côté, le maire d'Oued Tlélat n'a pas hésité à souligner que 'sans les recettes fiscales de la zone d'activité et bientôt la zone industrielle, l'APC sera incapable de payer ses factures d'éclairage public ou par exemple les charges de la collecte des ordures ménagères..."
Il faut aussi rappeler que l'école, l'hôpital, les espaces verts, aires de jeux, stade, salle omnisports, bibliothèque... ont besoin d'assiettes pour leur réalisation. 'Où faut-il aller les chercher '" s'interroge un élu local.
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