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Exportations hors hydrocarbures : Un énième diagnostic en attendant mieux



La chambre de commerce et de l'industrie de l'Oranie (CCIO), en collaboration avec la compagnie algérienne d'assurance et de garantie des exportations (CAGEX) a organisé hier à Oran, une journée d'études consacrée au dispositif de soutien aux exportations hors hydrocarbures.
Des représentants de toutes les institutions concernées par le sujet comme les douanes, l'administration fiscale, les institutions bancaires sont revenues en détail sur les différentes mesures de facilitation de l'acte d'exporter et les mesures initiées notamment à partir de 2009, dans le but de réduire cette dépendance des exportations des hydrocarbures qui constituent 97% des recettes. Cependant et en dépit de toutes ces mesures, l'apport de ce segment du commerce extérieur demeure encore insignifiant comparativement au Maroc et à la Tunisie. De son côté, Ali Bey Naceri, le président de l'association des exportateurs algériens (ANEXAL) est revenu sur un certain nombre de goulots d'étranglement qui pénalisent les exportateurs potentiels et dont le nombre ne cesse de diminuer en raison de cette asphyxie «injustifiable» au regard de toutes facilitations accordées jusque là. Dans ce contexte, M. Naceri a révélé que 4 opérateurs détiennent 80% du volume des exportations. En tout et pour tout, les recettes des exportations hors hydrocarbures se situent à hauteur de 930 millions de dollars, alors que le Maroc en est à 3 milliards de dollars et la Tunisie à 6 milliards de dollars. Pour ce et afin de concrétiser cette volonté politique tant réitérée, l'association a mis au point une feuille de route de 40 points et dont certains ont été satisfaits dans le cadre de la tripartite, alors que d'autres ne le sont pas encore. Aussi, l'intervenant s'est élevé contre le fait que des exportateurs soient passibles d'emprisonnement pour des infractions de procédure, alors que le secteur est toujours en pédagogie. «Il est impératif de finaliser l'étude portant sur l'offre exportable, comme c'est le cas au Maroc», devait encore préciser M. Naceri en rappelant la nécessité de dépasser cette situation de stand-by qui a engendré la perte de nombreux exportateurs potentiels.


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