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Des contractuels de l'APC dénoncent : Après le DAIP… le chômage



Quelque 40 contractuels recrutés dans le cadre du DAIP (Dispositif d'aide à l'insertion professionnelle), employés par la commune d'Oran au secteur urbain El Hamri, viennent de se voir signifier leur fin de fonction après 3 années de loyaux services. L'administration ayant refusé de renouveler leurs contrats qui sont arrivés à échéance début mai en cours.
Etant pour leur majorité des pères de famille, les concernés ont contesté ce «peu d'égard» de la part de leur administration, estimant «qu'au lieu de penser à nous confirmer dans nos postes par des contrats à durée indéterminée (CDI), après 3 longues années de loyaux services, l'administration communale a entrepris la démarche contraire, en nous congédiant comme des malpropres.»
Interrogé sur la question, M. Alouani Benaïssa, chargé des conflits sociaux au sein du syndicat des communaux de l'APC d'Oran, a tout d'abord tenu à préciser que «le renouvellement des contrats DAIP ne dépend pas de l'administration communale mais plutôt de l'Agence nationale de l'emploi (ANEM)». D'ailleurs, «c'est l'ANEM qui prend en charge les salaires de ces contractuels et non la commune», a-t-il souligné.
Pour le syndicaliste, la commune n'a aucune marge de man'uvre dans ce dispositif. Elle est même pénalisée d'une certaine façon car elle perd des employés pour lesquels elle a investi du temps et de la formation. S'agissant de l'éventualité de ‘permaniser' les contractuels, la même source dira que la commune d'Oran donne la priorité à ses employés vacataires ou du filet social dont certains exercent depuis plus de 10 ans, au sein des différents services de la commune.
En 2010, a-t-il rappelé, la commune d'Oran a ‘permanisé' dans le cadre de son plan de gestion adopté par la Fonction publique, pas moins de 1.200 employés.
Des ‘permanisations' qui devront toucher d'autres employés de la commune, dans le cadre des plans de gestion 2011 et 2012.
La situation des DAIP de la commune d'Oran met, une fois de plus, la lumière sur un dispositif d'emploi qui semble prouver ses limites. Un dispositif qui ne sert selon ses détracteurs qu'à «entretenir l'emploi précaire et à atténuer les chiffres du chômage en Algérie».


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