Oran - Revue de Presse

Des brigades pour recenser l'habitat précaire



En applicationdes décisions prises lors de l'examen en conseil interministériel du dossier del'habitat précaire, la commission de daïra d'Oran a procédé, lundi, àl'installation de 12 brigades pour le recensement de l'habitat précaire.Les brigades,réparties entre les 12 secteurs urbains, doivent remettre, aujourd'hui, leurscompte-rendus du recensement à la commission de daïra qui, de son côté,s'attelera à faire une synthèse qui sera adressée à la commission de wilaya.Conformément aux décisions du comité interministériel (ministère de l'Intérieuret des Collectivités locales, ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme,gendarmerie nationale et DGSN), le travail de recensement, dont l'objectif demise en oeuvre est principalement la maîtrise de la statistique du parcprécaire au plan physique et social, doit être élaboré avec soin et rigueur.L'échéance impartie à cette opération est fixée au 31 mai 2007. Les 12 brigadesentameront leur recensement sur la base de cartes de sites élaborées par ledirecteur de l'Urbanisme et de la Construction de wilaya. Sur la base de lacarte de chaque site, la brigade de recensement procède au relevé desinformations physiques de chaque construction et les éléments socio-économiquesde chaque ménage, conformément au contenu de la fiche de recensement remise auxbrigades. Ces brigades sont constituées de 2 à 5 agents chacune en tenantcompte de l'importance du site et peuvent être accompagnées de représentantsdes services de sécurité territorialement compétents. Avant de procéder àl'installation des 12 brigades, l'établissement de ce recensement a nécessitéla mise en place des organes ad-hoc, à savoir les comités de wilaya et dedaïra. Pour préciser le type d'habitat à recenser, une note méthodologiquerelative à la définition de l'habitat précaire a été adressée au wali et auchef de daïra, respectivement président du comité de wilaya et du comité dedaïra. Selon cette correspondance, les constructions précaires sont définiescomme suit: il y a en premier lieu les constructions réalisées en matériauxhétéroclites type bidonville. Pour ce type d'habitation il s'agit deconstruction réalisée en matériaux de récupération périssables et hétérogènestels que le bois, la tôle, les films plastiques, les roseaux, les plaques enamiante ciment, avec le rajout parfois de briques ou parpaings. Sont aussiconsidérées comme constructions précaires, celles réalisées sans ossature oustructure assurant leur stabilité. Il s'agit essentiellement de constructionsréalisées de manière sommaire, avec la brique, le parpaing et ou de la pierresans structures porteuses devant assurer leur stabilité. L'autre catégorieconcerne les constructions en terre dégradée réalisées en «toub» ou en gypsedans les localités des Hauts Plateaux et du Sud. Les trois types de constructionsus-cités, déclarés précaires, excluent par conséquent le vieux bâti, constituéde constructions traditionnelles ou de type colonial, réalisés selon les normesmais devenues vétustes ou enregistrent des dégradations. Sont exclues aussi dece recensement les constructions en dur, réalisées de manière informelle dansles normes utilisées dans la construction, devant faire l'objet derestructuration foncière et de viabilité de manière à leur donner lescommodités de confort urbain nécessaires. Pour ces deux types de constructions,la note du comité interministériel précise qu'elles présentent desproblématiques particulières qui nécessitent des formes de prise en chargeautres que celles liées à leur éradication. Une fois le rapport final durecensement adressé au comité de wilaya, ce dernier l'adressera, de son côté,au comité interministériel.
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