Le plan degestion du personnel de la direction de l'Education nationale, qui avait étéremis le 25 mars dernier à la fonction publique, attend toujours sonapprobation, ce qui n'a pas été sans provoquer le courroux des syndicalistes dusecteur. Deux mois après son dépôt, la direction de l'éducation n'a eu, eneffet, aucune réponse, ce qui risque de perturber la prochaine rentrée desclasses, alertent des syndicalistes. Le retard dansl'approbation du plan de gestion a eu des répercussions sur le planning desexamens et concours professionnels externes de recrutement du personnelenseignant, qui ont été reportés à une date ultérieure.Le concours derecrutement des professeurs d'enseignement secondaire (PES), qui devait setenir initialement à la fin du mois de mai, ou au plus tard début juin, a étéreporté à septembre prochain, ce qui ne manquera pas de pénaliser lesenseignants mais surtout les élèves. «Le personnel del'éducation est en train de payer les retards dans l'approbation du plan degestion, puisqu'on doit attendre jusqu'à septembre pour passer les examens derecrutement des enseignants et avoir les listes d'aptitude», déplore M.Bekraoui, secrétaire de wilaya du Syndicat national des travailleurs del'Education (SNTE). Et d'enchaîner: «Si on avait organisé le concoursconformément au planning des examens professionnels, les enseignants recrutéspouvaient entamer l'année scolaire en septembre. Mais maintenant, on doits'attendre au report de l'entrée en fonction des nouvelles recrues jusqu'aumois de novembre ou décembre». Cet état de faitn'est pas nouveau pour le secteur, puisque ces dernières années, l'approbationdu plan de gestion a toujours été retardée à juillet ou août, ce qui a eu commeconséquence directe le report des examens professionnels. Il y a eu des annéesoù les nouveaux enseignants n'ont pu rejoindre leurs postes que durant le moisde janvier ou au milieu de l'année scolaire. Pour pallier cesretards dans l'approbation du plan de gestion du personnel, la direction del'éducation avait recouru, l'année dernière, au recrutement d'enseignantsvacataires, surtout qu'il y avait 900 postes vacants à travers la wilaya. Cetteannée, on avance l'existence de 610 postes vacants dans les établissementsscolaires d'Oran, particulièrement dans les langues étrangères. «L'annéepassée, nous avons recruté près de 100 PEF en langue française, mais cela n'apas suffi et on a toujours besoin d'enseignants de français et d'anglais»,confie un responsable de la direction de l'éducation. Il est à signalerque nous avons essayé à plusieurs reprises de contacter la direction de lafonction publique pour avoir des explications, mais en vain.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Sofiane M
Source : www.lequotidien-oran.com