Oran - Revue de Presse

Des délégués pas comme les autres



La toxicomanie,l'automutilation et l'agressivité chez l'enfant sont les principaux thèmesdébattus, hier, dans une journée d'étude organisée au centre de rééducation desmineurs (garçons) de la cité Djamel. Selon le docteur Djaoui de l'EHS SidiChahmi, qui a présenté une communication sur l'agressivité chez l'enfant et laconduite à tenir devant ces cas, «certains enfants adoptent des conduites dedéfis propres à mettre en danger leur vie». Le docteur Djaoui a également misl'accent sur la conduite dangereuse et équivalent suicidaire. Selon lui un casde suicide chez l'enfant et quatre tentatives ont été enregistrés durant lesdeux dernières années à Oran.Dans une autrecommunication intitulée: «La famille du délinquant», un autre intervenant aindiqué qu'il ne faut jamais préjuger des familles des délinquants. Cetintervenant s'est félicité des résultats obtenus par la thérapie familialepratiquée depuis quelques mois au niveau de l'EHS Sidi Chahmi, notamment dansle cadre des cures de désintoxication. «C'est une thérapie qui ne demande pasbeaucoup de moyens et qui donne des résultats très positifs. Elle réunit tousles acteurs familiaux qui déclenchent une relation et un discours circulaireentres tous les membres de la famille». Les intervenants ont également misl'accent sur le rôle de la prévention. Dans ce cadre, on a appris qu'un projetde loi portant sur la création de délégués de wilaya et de délégués nationauxde prévention de la délinquance est en cours d'élaboration. Par ailleurs etselon le représentant du centre de rééducation de la cité Djamel, 277 mineursont été admis au centre en 2006 dont 189 auteurs de délits et 88 étaient endanger moral. Parmi les auteurs des délits, 15 sont des récidivistes.De leur côté, lesreprésentants de l'EHS Sidi Chahmi ont tiré la sonnette d'alarme sur lephénomène de la toxicomanie qui prend de l'ampleur et notamment ceux qui avantde passer à l'acte hétéro-agressif, prennent des psychotropes. On apprend aussique les lois seront durcies à l'égard des médecins qui prescrivent despsychotropes lourds sans nécessité absolue et des pharmaciens qui en vendentsans ordonnance.
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