Avec l'approche de l'été, les habitants d'El Kerma souffriront encore
plus et les maladies respiratoires causées par les gaz et autres fumées,
dégagés par la décharge feront d'autres victimes, notamment chez les enfants et
les personnes âgées. Selon des statistiques relevées par les services
sanitaires, 70% des pathologies sont des insuffisances respiratoires et leur
prise en charge ne peut nullement se situer au seul plan médical, mais dépend
de la réduction des émissions de fumées. Un constat fait chaque année et qui semble
n'avoir aucun effet dans la sphère des décisions.
Le projet de délocalisation de la décharge de cette localité qui d'un
simple bourg est devenu une agglomération comptant près de 30.000 âmes, date
depuis des années avant d'entrer dans sa phase active avec la réalisation à Hassi Bounif du centre
d'enfouissement technique (CET) et dont la mise en service est la seule
condition pour libérer les Kermaouis de cette tache
noire de leur existence. Les maladies citées ont généralement des
complications, dont certains cas deviennent chroniques, et peuvent être
accompagnées d'autres pathologies gastriques et pulmonaires.
Les équipes médicales de la seule polyclinique qui heureusement
fonctionne en H24, relèvent que la situation sanitaire se dégrade de jour en jour,
pour la population d'El Kerma, en raison des relents irrespirables. Cette thèse
a été confirmée, car plus on se rapproche du site, plus les cas de maladies
sont nombreux.
Par conséquent, la tentative d'expliquer ces maux par d'autres facteurs
n'est qu'une simple diversion, dira un malade souffrant d'asthme.
Les témoignages de malades atteints d'allergies et qui touchent même les
nouveau-nés sont révélateurs et vont tous dans le sens de l'aggravation de leur
état de santé, en été, avec les grandes chaleurs qui accentuent la propagation
des bactéries et l'envahissement des foyers par la fumée épaisse qui se dégage
tous les jours. Les citoyens qui ne supportent pas les températures élevées en
font les frais.
La question de la décharge dépasse les prérogatives des responsables
locaux qui ne peuvent qu'alerter ceux de la wilaya auxquels incombe la mission
d'en finir avec ce cauchemar, vieux de plus de 40 ans, estiment certains
habitants qui se sont rabattus sur le mouvement associatif, dans le but de se faire
entendre. A El Kerma, une vingtaine d'associations sont actives et plusieurs
d'entre elles sont versées dans les questions de l'Environnement. C'est le cas
de l'association « El Fadjr » qui en a fait son
cheval de bataille depuis sa création et qui sensibilise tous les segments de
la population, à l'instar des établissements scolaires.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Salah C
Source : www.lequotidien-oran.com