Oran - Revue de Presse

Alors qu’Oran sera dotée d’un statut en rapport avec sa démographie



Les grandes daïras élevées au rang de wilayas déléguées Le découpage territorial de 1984 aura vécu. En effet, Yazid Zerhouni, présent jeudi à l’APN, dans le cadre des questions orales pour les membres du Gouvernement, a indiqué que le projet de découpage territorial, qui est dans l’air depuis des années, semble enfin arrivé à maturité. Selon les services du ministère concerné, le projet sera examiné dans les prochains jours par le Conseil du Gouvernement puis le Conseil des ministres, avant d’atterrir sur le bureau de l’Assemblée qui doit la mettre en délibération lors de cette session d’automne. L’idée force du ministère de l’Intérieur, dont on dit qu’il s’est largement inspiré du rapport de Missoum Sbih, chargé par le président de la République de «re-formater» les structures de l’Etat, est de promouvoir au rang de wilayas des grandes daïras du découpage de 1984. Le projet de Zerhouni définit les critères, mais aussi les étapes dans le temps, pour que ces daïras deviennent des wilayas de plein exercice. Ces étapes, a-t-il expliqué, sont déterminées par le souci de ne pas tomber dans les improvisations. Le premier critère concerne l’éloignement du chef-lieu de wilaya, a précisé le ministre, citant l’exemple de la daïra de Aïn Salah, distante du chef-lieu de wilaya de près de 700 kilomètres. Le deuxième critère a trait à la densité de la population, a ajouté le ministre qui a noté que certaines daïras comptent plus d’un million d’habitants alors que la moyenne se situe entre 400.000 et 500.000 habitants. A ce titre, les wilayas de Tizi-Ouzou et Sétif, qui se trouvent actuellement dans cette fourchette démographique, peuvent être délestées d’une partie de leurs territoires actuels. Quant au troisième critère, il prend en considération le nombre de communes, sachant que certaines wilayas gèrent plus de 60 communes comme Médéa (64 communes) et Bejaia (60 communes), a encore dit M. Zerhouni, précisant que la mission est «loin d’être facile quelle que soit la volonté affichée». Le dernier critère est celui que le ministre appelle «critère de souveraineté». Il concerne en particulier les daïras frontalières telles Bordj Badji Mokhtar, située à la frontière avec le Mali, et Bir El Ater, à la frontière avec la Tunisie. Des considérations d’ordre à la fois sécuritaires et commerciales sont à l’origine de promouvoir ces daïras en Wilayas. Précision de taille: ces nouvelles wilayas seront régies par des walis délégués rattachés à la wilaya d’origine. Elles comprendront également des directeurs délégués dans tous les domaines et assumeront les mêmes missions administratives que la wilaya «dans le cadre des démarches visant à rapprocher l’administration du citoyen». «Une fois les moyens matériels et humains mis en place, la wilaya déléguée assumera les pleines charges d’une nouvelle wilaya et pourra ensuite voir des daïras et des communes rattachées à elles. S’agissant des grandes villes du pays, en particulier Alger, Oran et Constantine, elles seront dotées de statuts en rapport avec leur densité démographique et leur importance politique et économique. Cependant, le ministre de l’Intérieur n’a pas donné plus d’indications à ce sujet. Il faut enfin rappeler que le découpage de 1984 a donné lieu à 48 wilayas et 1.541 communes. Asma G.
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