Oran - Revue de Presse

Le curage des réseaux, un voeu pieux ?



Premières pluies, premières marres d’eau Les premières pluies indiquant la fin d’une saison et le début d’une autre ont été enregistrées dans la soirée du jeudi à vendredi derniers. Ce ne fut pas les grandes averses, mais elles ont levé le voile sur un problème que les autorités locales n’arrivent toujours pas à résoudre: le piteux état des routes. Il a suffit d’un semblant de pluies pour que les marres d’eau bloquent la route à certains endroits et ralentissent la circulation à d’autres. Au niveau du troisième boulevard périphérique, juste après l’échangeur El Bahia, des flaques d’eau se sont constituées de part et d’autre de la chaussée, créant un bouchon de la circulation. Et pourtant, ce tronçon a été réhabilité à coup de milliards malheureusement sans que l’on envisage une canalisation pour l’évacuation des eaux pluviales. Il en est de même sur d’autres routes refaites à travers Oran et jusque dans la périphérie. Au niveau des routes n’ayant pas fait l’objet de réhabilitation ou ayant enregistré des travaux de réfection des différents réseaux, c’est une autre paire de manches. L’on citera à titre d’exemple, le boulevard Adda Benaouda pratiquement impraticable durant la journée d’hier. Il est à signaler qu’une stagnation importante d’eau a été enregistrée a proximité de la cité des Mouhadjirine justement sise au bout du boulevard Adda Benaouda, tout comme à la rue Slimani Mohamed et Benyoucef Kaddour toutes deux perpendiculaires à l’avenue Albert 1er, ainsi que dans le quartier des Castors, à la cité Emir Abdelkader et dans d’autres quartiers de la ville. «C’est sur une route à obstacles que nous circulons, nous devons éviter les nids de poule et les tranchées remplies d’eau, ce qui n’est pas toujours aisé», dira un automobiliste qui explique: «C’est qu’on ne peut évaluer la profondeur d’un trou rempli d’eau.» D’autres diront: «Les routes demeurent dans un état catastrophique, on dirait que les annonces à grandes pompes de réhabilitation des routes ne sont que de la publicité mensongère.» D’autres usagers de la route se désoleront du fait que les services habilités n’ont pas programmé la réfection des routes en été, avant la venue des averses qui ne peuvent que ralentir les travaux s’ils venaient à être inscrits prochainement au calendrier. Certains tiendront à rappeler à ces services de ne pas se limiter aux grandes artères et au centre de ville, puisque l’état des routes est lamentable sur l’ensemble du territoire de la ville, particulièrement dans les quartiers populaires. Ceci est du ressort de la commune qui y consacre à chaque fois des enveloppes consistantes, par ce que son budget le lui permet. Toutefois, les routes d’Oran n’ont pas besoin du colmatage qui s’est avéré une perte d’efforts de moyens et d’argent. Combler un nid de poule avec du bitume pour le voir décoller ou s’affaisser quelque temps après, n’est certainement pas la solution idoine. Cette solution ne peut pas être envisagée dans les communes limitrophes à la ville d’Oran. Celles si ont leur routes dans un état encore plus lamentable que le sont celles d’Oran, chef-lieu de wilaya et capitale de l’Ouest. C’est carrément comparables à des pistes vu l’état des routes de ces communes et cela dure depuis une décennie pour la majorité d’entres elles. Bir El-Djir est certainement la commune qui illustre le mieux cette situation. Devant abriter l’extension de la ville d’Oran et représenter ce qui devait être le nouvel Oran, ces routes reflètent une image de douar. La réhabilitation de ces routes ne pouvant être prise en charge par ces communes aux budgets limités, elles continuent à attendre une rallonge spéciale de la wilaya pour ce chapitre qui enregistre chaque jour que Dieu fait le mécontentement des conducteurs, des piétons et des riverains qui expriment parfois leurs ras le bol en sortant dans la rue, en bloquant la circulation et en interpellant le wali. Les habitants de Kara II, dans la commune d’Es Sénia, l’ont bien fait l’hiver dernier. Hafida B.
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