Guelma - Revue de Presse

Les habitants manifestent leur colère

Le cadre de vie, c'est l'affaire de tous, dont beaucoup ne font pas toujours preuve de civisme.
Les habitants de la cité Aïn Defla, l'une des plus importante de par sa densité à Guelma, sont en colère. Ils ont exprimé leur indignation, dimanche dernier en fin d'après-midi, en bloquant l'artère principale de la cité Aïn Defla B avec des pneus auxquels ils ont mis le feu. Ils réclament l'intervention des autorités locales pour mettre fin à «la dégradation totale de leur cité». En effet sur les lieux, hier encore, des riverains n'ont pas manqué de nous déclarer: «Cela fait plus de deux décennies que nous interpellons les autorités et à leur tête l'APC de Guelma pour nous débarrasser des vaches errantes, des rats et des moustiques».
Et d'ajouter: «A la place des espaces verts, c'est une véritable jungle où prolifère une faune nuisible. L'état lamentable des routes et des trottoirs de cette cité n'a fait qu'accentuer la protesta. Et pour couronner le tout, l'alimentation en eau potable connaît des pannes chroniques.» Ainsi, ce mouvement de protestation intervient quelques heures seulement après le lancement de la campagne électorale. C'est un signal fort, nous dit-on, en direction des élus pour prendre en charge les maux de la société. Mais qu'en est-il des comités de quartier et des associations' Une majorité écrasante des gens questionnés confirment: «C'est un dialogue de sourds à tous les niveaux.» En clair, personne ne sait qui fait quoi pour le bien de cette cité.
Le problème des vaches errantes, qui paissent à longueur de journée dans les poubelles, n'en finit plus d'alimenter la colère des habitants. A ce sujet, certains nous déclarent : «Les autorités sont parfaitement au courant. Elles connaissent le propriétaire et ne font rien pour le dissuader de lâcher ses bovins dans la ville. Bien sûr il (le propriétaire) trouve son compte avec les ordures ménagères, c'est gratuit !» Notons qu'une part de responsabilité dans cet état de fait incombe aux habitants, notamment la dégradation de leur cité. Ces derniers reconnaissent, volontiers, qu'ils n'ont pas été toujours un modèle de civisme.


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