Il est de notoriété publique que Constantine est asphyxiée par unecirculation démentielle, génératrice d'embouteillages monstres, et que desmesures urgentes doivent être prises pour limiter un tant soit peu cesinnombrables bouchons et goulots d'étranglement qui surviennent tous les joursau niveau de la plupart des carrefours de la ville. C'est d'ailleurs dans cebut que, lors de la dernière rencontre qui a regroupé le wali, les membres del'exécutif et des représentants de la société civile, le premier responsable dela wilaya a promis l'ouverture de chantiers pour le dédoublement des voies decirculation. Mais en attendant l'application de ces mesures salvatrices pourdégorger la ville, il est évident que l'on ne peut sacrifier encore le capitalactuellement en service. Les exemples de routes défoncées, surchargées, voireimpraticables sont nombreux.Juste pour en citer quelques-unes, celles de Massinissa, de l'avenued'El-Ménia, plus connue sous le nom de « descente de la mort », ou celle deZaâmouche, censées permettre la traversée de la ville ou pour contourner lecentre-ville, ne peuvent plus faire face tant leur état est déplorable. Que cesoit par suite de saturation ou par leur mauvais état, elles sont devenues lecauchemar des automobilistes.Pour en revenir à la route de Massinissa, censée avoir été ouverte pourun accès rapide vers la cité Boussouf, à la zone industrielle du Polygone ouvers Aïn Smara, pour les véhicules venant des villes du Sud-Est ou del'aéroport Mohamed Boudiaf, via Aïn El-Bey, sa traversée dans le sens AïnEl-Bey/Boussouf pose problème. Le glissement de terrain, localisé depuis bienlongtemps déjà et qui a englouti quelques milliards de centimes, s'aggraverégulièrement. Depuis quelque temps, il a été constaté que la dénivellation dela chaussée s'est accentuée. Elle est estimée à une vingtaine de centimètres,obligeant les voitures à faire de l'escalade, à rouler dans de véritablesfondrières ou à circuler carrément sur le bas-côté, également presqueimpraticable.Cette route, ouverte à la circulation après son inauguration par leprésident de la République lors d'une de ses visites à Constantine en 2003, aété déclarée « irrécupérable » par des spécialistes en géologie. Ces derniersavaient estimé en mars 2006 « que le tracé actuel est irrécupérable, comptetenu du phénomène récurrent de glissement de terrain ». Une thèse réfutée pard'autres qui la jugent « récupérable ».Toujours est-il qu'une étude a été lancée par la direction des travauxpublics de la wilaya. Un bureau spécialisé a été sélectionné à la fin dupremier trimestre de 2006. Payé à hauteur de «un milliard quatre cents millionsde centimes,» il avait la mission de proposer des solutions pour juguler lephénomène du glissement. Depuis, plus rien. Et cette voie réputée vitalecontinue à faire des siennes, ceci malgré les sommes assez conséquentes qui luiont été consacrées ces deux dernières années. Les replâtrages coûteux ont lavie longue à Constantine.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Abdelkrim C
Source : www.lequotidien-oran.com