« Après plus de dix années d'efforts pour éradiquer les bidonvilles, plusparticulièrement au sein de l'agglomération de Constantine, il était temps defaire une halte et de dresser un bilan, pour savoir où l'on va», disent lesresponsables des opérations d'éradication des bidonvilles. C'est d'ailleursdans ce sens qu'une réunion, regroupant les représentants des communesconcernées par cette éradication, s'est tenue dimanche au niveau du cabinet duwali. Au cours de cette rencontre, les actions lancées ont été rappelées et uninventaire de ce qui reste à accomplir a été dressé, pour « en finir une foispour toutes avec ce phénomène récurent ». Des chiffres communiqués par les responsables de l'APC de Constantine, àla suite de la réunion de dimanche au cabinet du wali, il ressort que 53 sitesabritant des bidonvilles de différentes tailles subsistent encore à travers leterritoire de la commune. Ces 53 sites, indique le président de la commissiond'urbanisme à Constantine, ne datent pas d'hier. Et à part deux ou troisbidonvilles importants, comme celui de Fedj Rih (ex-Faubourg Lamy), qui compteplus de 500 foyers, ou celui de l'ex-ONAMA sur la route d'El-Khroub, où vivent220 familles, le reste constitue un semis d'habitat précaire, parfois récent,comme celui de Sidi M'cid, mais le plus souvent ancien, comme celui del'Autotraction, sur la route de Sidi Mabrouk, où vingt baraques sont accrochéesà un versant et menacent de se multiplier si toute velléité d'implantationnouvelle n'est pas freinée. Ces 53 sites abritent 5.500 foyers, dont lesoccupants «auraient pu être évacués et relogés» avant 2006.Mais à l'instar des locataires du bidonville de Sarkina, là où lesautorités ont recensé une famille par baraque à reloger, les occupants eux encomptent deux et parfois trois. Le blocage observé vient du fait que «chacun deces chefs de famille prétend à un logement individuel». A ce compte, diront lesresponsables de la wilaya, l'éradication des bidonvilles ne connaîtra pas defin, dès lors que la notion de famille, dans ces cas-là, est très extensible. Le wali, dans ces conditions, a réclamé plus de rigueur quant au respectdu recensement déjà établi, qui distingue une baraque abritant une famille àreloger, et non pas deux ou trois, d'autant que certains n'arrivent pas àprésenter la preuve de leur parenté réciproque. Il convient, selon lesresponsables en charge du dossier, de ne pas retomber dans les erreurs du passéet d'éviter toute complaisance dans le processus d'éradication des sitesrestants, dont les occupants doivent être relogés selon les critères arrêtés. Sinon, les quelque 17.000 logements attendus ne suffiront pas, alorsqu'ils sont destinés également au programme social, aux sinistrés de la vieilleville et à ceux des glissement de terrain.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : ABenkartoussa
Source : www.lequotidien-oran.com