Situation sécuritaire: accalmie précaire
Le mois de Ramadhan en cours a bouclé sa deuxième semaine dans le sang. L’assassinat de trois militaires et deux civils dans un faux barrage au quatorzième jour du mois sacré est venu mettre fin à l’accalmie relative qui laissait croire que cette année serait «sécuritairement» meilleure que les précédentes. L’attentat qui a eu lieu lors d’un faux barrage dans la commune de Chebet El-Ameur (Boumerdès) vient replonger la région dans un cauchemar qu’elle pensait n’avoir plus à revivre. D’autant que la nature de la quasi-totalité des actes terroristes qui ont émaillé la région de la Kabylie ces derniers mois, à quelques exceptions près, ont surtout pris la forme de bombes artisanales enfouies sous terre, explosant lors des ratissages dans certaines régions. Ce faux barrage meurtrier a été précédé, deux jours auparavant, par le mitraillage d’un barrage de police à Naciria dans la même wilaya, incident qui a fait trois blessés. Cet attentat de Chabet El-Ameur a coïncidé avec l’apparition de l’»émir» du GSPC, le même jour, à travers un communiqué adressé à certains journaux par lequel il annonce le retour de Hassan Hattab dans le giron de l’organisation terroriste. Donné «démissionnaire» depuis 2003 de la tête du GSPC qu’il a dirigé depuis 1998, il l’a même dit «favorable» à une «réconciliation nationale» avec toutefois des conditions ressemblant étrangement à celles de certains djaz’aristes en «exil». Sous réserve d’authentification de cette sortie de l’»émir» du GSPC et de la confirmation du retour de son prédécesseur à ses côtés, la mi-Ramadhan se trouve ainsi marquée par un retour à l’action sanguinaire et à un nouveau départ de l’organisation terroriste. L’accalmie, bien que précaire, n’a pas duré d’autant que l’»émir» du GSPC a laissé entendre avoir abordé par liaison téléphonique avec le numéro deux d’Al-Qaïda, Ayman Zawahiri, un «plan de guerre». Il est à craindre que les deux semaines restantes de ce Ramadhan ne ressemblent pas aux deux premières qui ont été relativement calmes.
Mohamed Issami
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com