Trois militaires et deux civils assassinés
Trois militaires du contingent et deux civils ont été assassinés hier à 9h30 par des islamistes armés, dans un faux barrage dressé dans la localité Chabet El Ameur, dans le département de Boumerdès, a-t-on appris de sources sécuritaires.
Les militaires en question avaient pris le bus pour se rendre à leur cantonnement situé au lieu-dit Boudoukham quand les membres du groupe armé, une vingtaine selon les témoignages des autres voyageurs, ont ordonné au chauffeur de s’arrêter. Visiblement informé de la présence de ces militaires, alors qu’ils étaient habillés en civils, le chef du groupe armé est monté dans le bus et les a interpellés personnellement en leur ordonnant de descendre. Deux militaires ont obéi et ont été lâchement assassinés sur-le-champ alors que le troisième a tenté de faire usage de son arme avant d’être tué dans le bus par le chef du groupe armé qui a également touché mortellement, au moment de sa riposte, un lycéen et un travailleur assis derrière le militaire. Dans la région de Boumerdès, qui reste un des derniers bastions du Groupe salafiste pour la prédiction et le combat (GSPC), un émir, auteur de plusieurs rapts et son bras droit ont été abattus jeudi par des forces de sécurité dans une embuscade dressée dans la localité de Djerrah, dans la commune d’Aumale.
La veille au soir, à Kadiria, dans la wilaya de Bouira (110 Km à l’est d’Alger), des représentants des forces de sécurité ont été la cible d’une bombe artisanale qui a explosé au passage de leur véhicule, blessant quatre militaires et quatre policiers.
Ces attentats ciblant particulièrement les forces de sécurité interviennent alors que le délai de grâce accordé aux islamistes armés pour se rendre, dans le cadre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale a expiré le 30 septembre. A l’inauguration de l’année judiciaire, la semaine dernière, le président Abdelaziz Bouteflika, à qui revient la paternité de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, avait assuré que les terroristes qui ont refusé de se rendre seront combattus et ne bénéficieront plus des dispositions amnistiantes de la charte. Des propos qui ont le mérite de mettre un terme à une sorte de surenchère de la part de certains acteurs de la scène politique, notamment les partis islamistes, le FLN et des organisations satellitaires du Pouvoir qui ont prôné la prorogation du délai de la charte, dans l’espoir de voir d’autres islamistes, qui sont encore dans les maquis, renoncer à leurs utopies.
H. Senouci
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com