Boumerdes - Revue de Presse

38 accusés et plus de 400 témoins défileront devant le tribunal



Ouverture du procès du séisme de Boumerdès Quatre ans après, et alors que le doute s’est sérieusement installé quant à son déroulement, le procès du séisme qui a frappé Boumerdès et quelques wilayas limitrophes a débuté, hier, au tribunal correctionnel de Boumerdès, et ce, après un premier report, le 26 juin dernier. 38 personnes sont poursuivies, selon l’arrêt de renvoi du tribunal, pour «homicide et blessures involontaires, fraude dans la qualité et la quantité des matériaux de construction et non-application des lois en vigueur en matière de construction». A l’ouverture de l’audience, le président du tribunal a fait l’appel des accusés. Tous ont répondu présent, à l’exception d’un seul qui, du reste, est en état de fuite. A suivi alors l’appel des quelque 400 témoins ainsi que les membres composant les deux commissions d’experts, l’une constituée alors par le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme et l’autre désignée par le juge d’instruction.Ce procès concerne, en fait, l’affaire de l’EPLF de Boumerdès dont l’accusé principal est son P-dg ainsi que les personnes impliquées dans 7 projets de construction de l’OPGI de Boumerdès, plus précisément des 132 et 80 logts de Zemmouri, 102 logts de Corso, 50 logts de Dellys, 120 et 20 logts de Tidjelabine et 50 logts de Sidi Daoud. Le tribunal jugera par la suite l’affaire dite de l’agence privée de promotion foncière «Derriche» de Boumerdès, au titre de laquelle sont poursuivies trois personnes, puis celle du projet de la résidence universitaire des 1.500 lits de Corso et des logements de la cité ferroviaire. Dans l’affaire de l’OPGI, le premier qui a été appelé à la barre n’est autre que l’ex-DG de cet office, durant la période allant de 1998 à 2003, en l’occurrence M. Henni Adda Kamel, pour répondre aux interrogations du président et du représentant du ministère public. Pour rappel, l’instruction de cette affaire a été ouverte suite à une plainte déposée par le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, le 2 août 2003, assortie d’un rapport de deux commissions ministérielles, présenté aux procureurs généraux près des Cours de Boumerdès et d’Alger, contre toutes les personnes physiques et morales parties prenantes dans l’étude, le contrôle et le suivi de réalisation des habitations détruites, suite au séisme. A la suite de cette plainte, une enquête a été ouverte, le 26 août 2003, par la Gendarmerie nationale qui a élaboré, à ce titre, un rapport de plus de 800 pages. Enfin et eu égard au nombre important des personnes intervenantes lors de ce procès, il a été décidé de sa tenue au niveau de la salle des conférences de l’université de Boumerdès, d’une capacité de plus de 800 sièges, qui a été réaménagée en la circonstance. Notons également que le séisme du 23 mai 2003 qui a frappé l’Algérois, a causé la mort de 1.391 personnes et blessé plus de 3400 autres, dans la seule wilaya de Boumerdès. Farida Kadache
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