Boumerdes - Revue de Presse

Ils ont suivi une formation militaire dans les camps afghans de Hykmetyar



Le Pakistan livre à l’Algérie 20 «Afghans algériens» Selon une source sécuritaire de la capitale, l’Algérie a récemment accueilli 20 de ses ressortissants connus sous l’appellation d’Algériens afghans recherchés par les autorités judiciaires de la République. De même source, on signale que les intéressés font actuellement l’objet d’enquêtes sur les raisons de leur présence depuis 1992 au Pakistan ainsi que sur les informations fournies aux autorités algériennes par le Pakistan à propos des entraînements militaires qu’ils ont suivis dans les centres de Izb Islami d’Afghanistan sous le commandement du seigneur de guerre Galb Eddine Hikmatyar avant leur ralliement aux groupes terroristes implantés en Algérie. On rappelle que l’Algérie a déployé de gros efforts pour convaincre l’Afghanistan de lui livrer ces individus qui faisaient l’objet de recherches. Ces discussions avaient toutes échoué en raison des tergiversations des autorités pakistanaises qui arguaient l’absence de convention sur l’extradition entre les deux pays.L’Algérie ayant depuis quatre ans déjà signé une convention dans ce sens, elle a renouvelé sa demande pour obtenir l’extradition des personnes recherchées par les services de sécurité et la justice en Algérie. On signale que de nombreux jeunes algériens avaient, dès la fin des années 80 et le début de 90 du siècle dernier, rallié les camps d’entraînement des moudjahidin afghans pour participer à leurs côtés, à la guerre contre les Russes. Durant ce séjour, ils ont reçu une formation militaire dans les camps réservés à cet effet avant de retourner en Algérie et se joindre aux groupes terroristes ayant fait leur apparition en 1992. Dans le même sillage, on apprend que 25 détenus par les autorités américaines au pénitencier de Guantanamo ont été transférés du Pakistan, d’Afghanistan et de Bosnie suite à leur accusation d’appartenance à l’organisation terroriste Al-Qaïda. Ceci dit-on, fait suite aux négociations engagées entre l’Algérie et les USA à leur propos et aux visites d’un certain nombre de responsables américains à notre pays. A l’occasion de ces visites, les deux parties discutaient des conditions de libération des détenus de Guantanamo. Au début, ces discussions ont buté sur le rejet des injonctions et conditions américaines par l’Algérie qui insistait sur la souveraineté de ses décisions et le refus de toutes interférences dans le travail des institutions judiciaires algériennes. D’autre part, et toujours à propos de terrorisme, on apprend que le tribunal de Boumerdes a prononcé des condamnations à la peine capitale par contumace contre 4 terroristes contre lesquels il a été retenu des attentats à l’explosif perpétrés en septembre 2006 contre deux postes de police. La peine de mort a aussi été prononcée contre Ali Abdi, alias Hamza, chef de groupe terroriste activant à Reghaïa de même que contre son adjoint Mohamed Z . Les deux terroristes sont accusés d’avoir commandité et préparé deux actes terroristes à la voiture piégée contre deux postes de police de Reghaïa et Degana. Pour rappel, ces ignobles actes avaient fait 4 morts et de nombreux blessés. Pour leur part, Ali Mohamed S., alias Mohamed Baghlia, qui commande un groupe terroriste dans la ville de Baghlia, près de Boumerdès et son adjoint Menouar B., sont accusés d’avoir commis en décembre 2006 un attentat à la grenade contre un stade dans la région de Baghlia. Au cours de ce lâche attentat, un policier avait trouvé la mort. Toujours dans le cadre des peines prononcées par contumace contre des terroristes, nos sources font savoir que le tribunal de Boumerdès a, depuis le mois de juin, retenu plus de 50 peines capitales pour constitution de groupes terroristes armés, homicide volontaire et guet-apens. Parmi ces condamnations par contumace, l’»Emir» de la Qaïda pour le Maghreb islamique, Abdelmalek Droudkal, alias Abou Mossaâb Abdelwadoud, a écopé de 3 condamnations à mort, d’une peine à la prison à perpétuité ainsi qu’à une autre peine de 20 ans de réclusion criminelle. Ainsi, joignant l’acte au discours, le pays, et même s’il ouvre ses bras aux égarés qui font acte de repentance, ne baisse pas la garde. Ayman Kacem
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