
La wilaya de Biskra respire profondément la datte mais se fait toujours doubler par les Tunisiens qui ont toujours bien vendu ce produit à l'étranger étiqueté de leur label.Ce sont ses producteurs qui s'en lamentent constamment. L'un d'entre eux et pas des moindres l'a fait hier auprès du 1er ministre lorsqu'il l'avait reçu au niveau de l'entreprise qui l'a pourtant montée que pour l'exportation. Il est connu que Biskra produit la meilleure datte dans le monde. De surcroît quand il s'agit de celle de Tolga qui est d'une grosseur appréciable et d'une couleur transparente. Les Algériens continuent ainsi de se faire doubler par les Tunisiens qui, selon eux, viennent dans la région au moment de la récolte des dattes, en achètent les plus grosses quantités possibles auprès des producteurs, les font passer la frontière par les circuits de la contrebande, l'emballent sous le label tunisien et l'exportent vers de nombreux pays étrangers. Sellal a été gavé hier par la datte rien qu'à la voir exposée dans plusieurs établissements de la wilaya. Mais il n'aura aucune assurance pour la voir commercialiser à l'étranger par ses producteurs, ceci et de lui créant un comptoir international digne de ce nom. Le gouvernement non plus n'a pas trouvé « l'astuce » qui pourrait faire de ce produit un label algérien garnissant les meilleures tables du monde.Le 1er ministre a eu droit dès les premières heures du matin à de grandes « daawate », des prières de la part des chouyoukh de la mosquée de Sidi Okba où il s'est incliné à la mémoire du aalama, ce grand saint de la région, et a visité le site où devra être érigé un complexe culturel islamique pour un montant de 100 millions de dinars.Entre autres points où il a marqué une halte, le pôle universitaire de Biskra où une foule dense d'étudiants l'a accueilli avec en main le portrait de Bouteflika. « Bou Te Fli Ka, Aho, Aho, Aho, Allez, Allez, Allez », scandaient-ils tous. « Mi Zi Ria, Viva l'Algérie », lanceront-ils encore. Une fois Sellal rentré dans l'enceinte jouxtant les amphithéâtres, les étudiants ont repris leur slogan de plus belle dès qu'ils ont aperçu la ministre de la Culture. Des youyous fusèrent de partout. Il faut reconnaître que Khalida Toumi le leur a bien rendu en se mettant debout face à eux tous et en scandant à tue-tête le même slogan.Approché par des journalistes, la ministre de la Culture sera en premier déçue qu'il lui soit demandé d'être pour ou contre un 4ème mandat pour le président. «C'est un grand homme, un homme de culture, il ne faut pas que sa personne soit liée uniquement à un 4ème mandat, il est bien au-dessus de ça, il a une dimension immense », a-t-elle soutenu. Toumi évoquera les qualités de « l'homme d'une grande culture » que représente pour elle le chef de l'Etat. Elle avoue être heureuse d'avoir eu à être ministre pendant que « l'Algérie est présidée par un homme aussi cultivé ». Elle affirme qu'à chaque fois qu'elle parle de livres d'auteurs connus à travers le monde comme Naguib Mahfoudh ou Garcia Marquez, elle remarque que le président les a lus. « Il est rare d'avoir un président qui lit, et beaucoup, et qui connaît le monde de la culture », dit-elle. « Je suis la ministre de la Culture la plus heureuse au monde parce qu'il est mon président », lancera-t-elle sans complexe. La question du 4ème mandant revient indéniablement dans la bouche des journalistes. La ministre de la Culture finit par lâcher « je suis prête à le supplier pour qu'il fasse un 4ème mandat mais ce que vous vous ne demandez pas, c'est est-ce qu'il veut, lui, d'un 4ème mandat ou pas ' Alors faut-il qu'il le veuille lui en premier. »
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ghania Oukazi
Source : www.lequotidien-oran.com