Biskra - A la une

Culture



Culture
C'est la première fois que Biskra bénéficie d'un programme aussi grandiose qu'est cette réalisation d'un grand musée, qui ferait en principe d'elle la véritable reine des Zibans qu'elle s'est toujours targuée d'être.Le 1er ministre a, comme à son habitude -depuis qu'il parcourt le pays-, accordé une rallonge budgétaire à la wilaya de Biskra après, a-t-il dit toujours, «avoir constaté les insuffisances sur le terrain». Il a lui a alloué 28,986 milliards de dinars pour financer la réalisation ou l'achèvement, c'est selon, des travaux de plusieurs infrastructures socioéconomiques. Celle qui marque le plus les esprits est bien la réalisation d'un musée de dimension internationale dans Biskra même. C'est, nous dit-on, « un grand musée multidisciplinaire, le plus grand dans le monde arabe ». L'étude relative à sa conception et à sa réalisation sera lancée en 2014. L'idée est en tout cas retenue après accord du président de la République. Biskra a été choisie pour l'abriter parce qu'elle est considérée comme étant le carrefour des cultures et civilisations qui ont marqué l'Algérie depuis que le monde est monde ». La reine des Zibans représente aux yeux des historiens cette région-jonction entre plusieurs empires qui ont gouverné dans plusieurs régions du pays.Le choix du gouvernement à vouloir réanimer la culture à travers le pays semble avoir été décidé tout au début de l'intronisation de Bouteflika à la tête de l'Etat. L'on se rappelle quand en 2002 Abdelatif Benachenhou, alors ministre des Finances, avait refusé d'accorder un budget au ministère de la Culture que dirigeait déjà Khalida Toumi. Le microcosme algérois se rappelle des échos de prises de bec entre les deux membres du gouvernement, tous les deux connus pour leur caractère de feu. L'on nous indique alors que c'était à cause des financements des programmes culturels que l'argentier du pays a catégoriquement refusés. Libéral qu'il est, Benachenhou a toujours soutenu que la culture est une affaire du privé. Comme il avait rejeté l'idée du financement de la construction de l'autoroute Est-Ouest par le Trésor public.Il avait alors accordé des budgets à tous les secteurs excepté celui de la culture. La confrontation entre les deux ministres avait pris une telle ampleur qu'il fallait l'arbitrage du premier magistrat du pays pour qu'il lui soit mis un terme.Bouteflika avait pris le taureau par les cornes et avait tranché en faveur de la culture, précisément en faveur de Khalida Toumi, laissant ainsi « tomber » son ami. Lorsque Sellal était en visite à Tamanrasset, la ministre de la Culture avait déclaré aux journalistes qu' « il est dommage de comptabiliser dans le bilan du président que la réalisation des logements et des universités, il faut compter la culture, c'est lui qui a décidé pour qu'elle ait la place qu'il faut dans un Etat moderne », a-t-elle dit. Khalida Toumi respire aujourd'hui la joie pour pouvoir marquer dans son bilan de ministre du secteur « un immense musée multidisciplinaire à Biskra, reine des Zibans ».


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)