La rentrée scolaire n'a pas encore eu lieu dans certains établissements scolaires de la wilaya de Béjaïa. Deux semaines après la reprise officielle, les lycéens de Beni Ksila ne savent toujours pas où ils poursuivront leurs études.
Le conflit né de la mésentente quant à l'ouverture d'une annexe entre la population du littoral et celle des hauteurs de Beni Ksila tarde à connaitre son épilogue. Chaque partie voudrait rapprocher la structure près d'elle. La partie haute de la commune la préfère au chef-lieu tandis que les habitants du littoral la veulent plus bas. Le conflit demeurait encore hier entier. Au chef-lieu de la wilaya, ce sont les enseignants du CEM de Sidi Boudrahem qui ont observé un rassemblement de protestation devant le siège de la direction de l'éducation. Ces derniers ont protesté contre l'absence chronique de transport vers l'établissement situé dans un quartier boudé par les transporteurs en raison de la dégradation avancée de l'état de la route. En grève depuis le début de la rentrée scolaire, ces enseignants réclament en vain des moyens de transport pour rejoindre leurs postes de travail et permettre aux élèves d'entamer le programme scolaire de l'année en cours.
Le revêtement de la route reste l'unique solution également revendiquée par les transporteurs qui n'assurent plus cette ligne devant «l'impraticabilité et dangerosité» de cette route. Les manifestants ont réaffirmé à l'occasion que leur mouvement de grève est lié à l'absence des moyens de transport vers ce quartier «éloigné» de la ville.
Et comme les mêmes raisons provoquent les mêmes effets, les habitants d'Ihaddaden Ouffella et Takliaât, qui ont, maintes fois, manifesté leur colère devant le siège de la wilaya pour exiger le bitumage de cette même route, attendent la satisfaction de leur demande. Ils menacent de revenir à la charge.
Un projet d'aménagement a été inscrit et une autorisation sera signée par la wilaya à travers la formule de gré à gré, rendue obligatoire devant les infructueux appels d'offres qui ne sont pas sans retarder le lancement des travaux. Pour leur part, les enseignants de l'école primaire «Frères Laâzib» de la commune d'Adekar ont observé une grève de deux jours. Ils réclament la réhabilitation de l'école par une série de travaux touchant la réfection des classes, l'installation du chauffage en prévision de la période hivernale, l'approvisionnement normal de l'établissement en eau potable, du mobilier, (tables, chaises, bureaux, etc).
Les grévistes réclament aussi un deuxième agent pour le nettoyage et l'hygiène, la réparation des réseaux d'alimentation électrique de l'école et l'extension de l'établissement par la construction de nouvelles classes. Sur ce dernier point, le P/APC M.Idir Hammour affirme avoir inscrit ce projet pour une enveloppe financière de 2 millions de dinars et les autres points ont été pris en charge par une équipe dépêchée sur les lieux.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Arezki SLIMANI
Source : www.lexpressiondz.com