
Le Front des Forces Socialistes (FFS) compte placer ses représentants dans un maximum de bureaux de vote lors des élections locales du 29 novembre afin de "réduire les possibilités de fraude", ont indiqué jeudi à Bejaia des députés et cadres du parti.Des cadres du FFS ont souligné que "l'expérience" des élections législatives du 10 mai 2012 a confirmé que l'absence des représentants du FFS dans des bureaux de vote a "favorisé la fraude", ce qui a incité le parti à décider d'introduire ses "observateurs" dans tous les bureaux où il est possible de le faire."Le plus grand problème rencontré par le FFS lors des élections du 10 mai a été l'absence de ses représentants dans beaucoup de bureaux de vote, ce qui a permis la fraude", a estimé l'ancien député et l'actuellement conseiller du premier secrétaire, Ikhlef Bouaichi, qui participait à l'animation d'une conférence intitulé "stratégie et discours électoral", destinée aux jeunes militants participants à l'université d'été du parti.Il a expliqué que "l'absence de représentants du FFS a privé le parti d'avoir des procès-verbaux des dépouillements et donc de déposer des recours".Pour sa part, Ahmed Djaddai, ancien premier secrétaire, actuellement conseiller politique du premier secrétaire, a relevé que le nombre de bureaux de vote qui dépasse les 40 000 "rend difficile la surveillance du scrutin", relevant qu'"aucun parti n'est dans la mesure d'avoir des représentants dans tous ces bureaux".La conférence, jugée "importante" par des jeunes militants du parti présents sur place, a été animée également par les députés Rachid Halet et Arezki Derguini.Les conférenciers ont instruit les jeunes cadres et militants du parti concernés par la campagne électorale de bien préparer leur discours, en commençant d'abord par connaître la situation et réalité de la circonscription ou le quartier ciblé ainsi que les préoccupations de sa population afin de définir les priorités."Il est important également de connaitre ses adversaires et les personnalités influentes de la région, et d'apporter solutions, propositions et promesses possibles d'être tenues", ont-ils dit.Les meneurs de campagne électorale devraient "ressortir les spécificités du parti, respecter ses orientations, mais peuvent aussi prendre des initiatives non contradictoires avec les principes et orientations de FFS", ont relevé les intervenants.Ils ont insisté sur la nécessité d'éviter la diffamation, jouer sur l'émotion mais éviter le discours populiste qui ne peut tenir qu'à très court terme".Les jeunes militants du FFS ont exprimé leur "engouement" quant au thème de la conférence. Certains sont intervenus autour de l'intérêt de la prochaine échéance électorale, sur l'importance de l'électorat féminin, alors que d'autres se sont interrogés sur l'attitude à adopter face à certaines situation tel que "les perturbateurs de meetings et conférences" lors de la campagne.L'université d'été du FFS, ouverte mardi dernier avec la participation de 200 étudiants dans un camp de vacances à Souk El-Tenine (Bejaia), sera clôturée jeudi soir.La séance de l'après-midi est consacrée à une conférence sur le développement durable, animée par le député de la zone Canada, Amérique et Europe, hors France, Belkacem Amarouche.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ennahar
Source : www.ennaharonline.com