Bejaia - A la une

Animation tous azimuts 5e édition du Festival local de la musique et de la chanson kabyles



L'organisation d'ateliers de musique pour enfants âgés de six à seize ans ainsi que l'animation de soirées artistiques au niveau du chef lieu de wilaya et d'autres localités sont un autre pan de cette animation du festival. Ainsi, le public se sera délecté tour à tour avec les voix Salim Mabed, Ouali Massinissa et Safia ont animé un gala artistique au chef-lieu communal de Tinebdar, au moment où Idir Akfadou, Kaci Boussaâd et Rachid Ferhani se produisaient dans la commune d'Akfadou. En parallèle, le concours pour la meilleure chanson continue de drainer de jeunes artistes en herbe à cette manifestation culturelle en vue de démontrer leurs aptitudes dans le domaine. La preuve est donnée par le groupe Thala de Boumerdès qui a épaté l'assistance. Le groupe a interprété avec brio deux chansons et a de fortes chances de remporter un prix à l'issue du présent festival. Dans le hall de la maison de la culture Taos-Amrouche, Hocine Ouaguenini, professeur de musique, dispense aux enfants les rudiments de la musique classique pour leur faire aimer la magie des notes. Entouré de chérubins, le musicien explique avec patience à ses « élèves » comment apprendre à jouer de la guitare. Le message semble passer très vite. Pour cause, les enfants apprennent rapidement quelques notes musicales et demandent même à leurs parents de leur acheter des guitares. « C'est la première fois que j'assiste à un cours de musique. Je ne m'y connais pas, mais j'arrive grâce aux conseils, en vingt minutes, à jouer correctement deux notes », affirme, le sourire aux lèvres, Karim, un jeune écolier. Pour sa part, le musicien estime que la musique n'a pas eu sa part dans l'enseignement. C'est pourquoi, dit-il, les enfants ne s'y intéressent pas. M. Ouaguenini pense que la musique n'est pas enseignée à l'école, même si elle figure dans le programme scolaire, parce qu'elle est déconsidérée, en plus du problème du manque d'enseignants. « Les étudiants en musique, une fois leur diplôme obtenu, choisissent souvent de travailler dans les studios ou accompagner les artistes pour gagner facilement leur vie. Un enseignant de musique gagne beaucoup moins qu'un musicien qui joue dans les fêtes. C'est pour cela que les autorités en charge de la culture doivent mettre en place une politique à même de donner à cette matière la place qui lui revient de droit », soutient-il. Hacène Ahres, Farid Gaya et Salim Houassi ont électrisé la foule lors du gala qu'ils ont assuré à l'esplanade de la maison de la culture de Bejaia, affirme que cette manifestation qui s'enracine dans le paysage culturel local vise la valorisation et la promotion de la création artistique et ce, en encourageant l'épanouissement de jeunes vocations. Dédié exclusivement à la musique et la chanson, en ce qu'elle a de ferveur et de fraîcheur dans la nouveauté artistique, ce rendez-vous culturel annuel tend, faut-il le souligner, à préserver et à mettre en valeur le patrimoine immatériel kabyle.
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