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Militer pour la création d'un centre médico-pédagogique



Militer pour la création d'un centre médico-pédagogique
C'est le nouveau projet de l'Association des Parents d'Infirmes moteurs d'origine cérébrale (APIMC), un centre médical et pédagogique pour les enfants IMC. Tout est prêt, sauf le siège, elle n'en a pas. Larbi chaâbani, président de l'APIMC, explique que vu la particularité de la pathologie des enfants IMC, un centre indépendant qui leur sera dédié est indispensable. Ce projet va faciliter les consultations et la rééducation pour ces enfants qui n'ont plus à attendre des journées entières pour que leur tour arrive.Tout est prêt. L'association dispose d'une convention avec le CHU de Batna, de promesses de la part du chef de service d'orthopédie, le Pr Nacer Khernane, et de médecins rééducateurs. Ils se sont engagés bénévolement, à faire des consultations gratuites, chaque semaine, à condition qu'il y ait un endroit approprié et équipé. L'association se chargera de l'équiper de tout le matériel nécessaire. Mis en place, ce centre ne coûtera pas un centime au CHU. Plus encore, il allègera même la charge des services concernés.Du gagnant gagnant. Or, l'inertie et parfois l'inaction des responsables se font ressentir. Toujours selon le président de l'APIMC, tous les responsables que l'association a sollicités n'ont rien fait jusqu'à présent, bien qu'ils disposent de plusieurs établissements fermés ou abandonnés.Exemple en est de «la maison des associations». Un immeuble situé à Hamla I, inexploité, détérioré et laissé à l'abandon. Selon plusieurs membres de l'association, ils l'ont suggéré au secrétaire général de la wilaya. Ce dernier leur a répondu qu'il fallait 500 millions de centimes pour le réhabiliter. Une somme dont il ne dispose pas. «Qu'il nous le donne, on se débrouillera», nous a déclaré M. Chaâbani. Mais ceci reste ambitieux face à la résistance de l'administration. L'autre suggestion, faite au directeur de l'action sociale (DAS), concerne l'annexe des IMC (CMP3), sise au quartier des 800 logements. Sa conception est idéale. Une partie de la structure a été pensée pour la rééducation, l'autre pour la pédagogie. Actuellement, il ne sert que de «garderie».Les enfants IMC y sont déposés chaque matin pour être récupérés le soir sans aucun soin prodigué. Le personnel, quant à lui, est composé de jeunes en préemploi, qui changent chaque année et qui ne sont nullement qualifiés pour s'occuper des IMC. «Je ne leur confierai jamais mon fils. D'autres le font parce qu'ils n'ont pas le choix», dira M. Chaâbani. Kheireddine Achi, directeur de l'action sociale nous a affirmé qu'il était disposé à aider l'association à obtenir un siège.À cet effet, il leur a proposé une formule administrative pour la gestion d'un établissement public par une association, avec la collaboration d'un comité mixte. «J'essaierai de tout faire auprès du ministère. Entre temps, on pourra collaborer avec l'association à l'annexe des IMC» s'est-il engagé. L'APIMC, dont le militantisme n'est plus à prouver, lance ainsi ce projet et compte bien s'acharner à le réaliser. L'administration suivra-t-elle le pas ' L'avenir proche nous le dira.
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