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Le wali de Batna fustige les entreprises défaillantes



Le wali de Batna fustige les entreprises défaillantes
Dans les chantiers, on a souvent vu des entrepreneurs tenter de justifier leurs manquements par la non-perception de leurs situations.Dans ses récents déplacements d'inspection dans certaines localités de la wilaya dans le but de jauger l'état des travaux de certains projets de différents secteurs, le wali de Batna, M. Mohamed Salamani, ne s'est pas empêché de blâmer certains entrepreneurs, dont les chantiers accusent des retards. Compte tenu de l'importance avérée de certains projets et de leurs enjeux dans le renforcement de la dynamique du développement local, la récurrence de rythmes de tortue dans les chantiers de certains entrepreneurs aura fini par agacer le wali.Ce dernier a pourtant bien fait comprendre aux défaillants que seul compte à ses yeux le respect strict des clauses contractuelles en matière de marchés passés, notamment, en ce qui concerne la livraison des ouvrages réalisés. Les sorties du wali dans les localités de Aïn Djasser, Fesdis et Djerma lui ont surtout permis de constater que s'il y a sur le terrain des entrepreneurs qui s'acquittent honorablement de leur devoir de prestataire en imprimant un rythme satisfaisant aux travaux qui leur sont confiés, pour d'autres, le manque de sérieux est flagrant. Pour les connaisseurs des réalités de l'entrepreneuriat chez nous, la cause se situerait soit dans le manque ou l'insuffisance de capacités financières et/ou matérielles, soit à l'absence de maîtrise du professionnalisme en entrepreneuriat de BTH. Et de déduire, à tort ou à raison, que les deux secteurs n'échappent pas aux suspicions et aux critiques, notamment au sujet de certaines "liaisons dangereuses" avec les organes de contrôle. Dans les chantiers, on a souvent vu des entrepreneurs tenter de justifier leurs "fautes" ou manquements au respect du rythme de réalisation, par la non-perception de leurs situations (factures de paiement de travaux effectués) et là, le doigt accusateur est directement dirigé vers l'administration publique. Certes, dans certains cas, c'est la vérité, à l'exemple de cet entrepreneur d'Oued Taga, spécialisé dans les travaux hydrauliques, qui aurait récemment mis les clés sous le paillasson pour n'avoir pas pu récupérer ses créances auprès des pouvoirs publics de l'ordre de 46 milliards de centimes. Mais parfois, il ne pourrait s'agir que de vaines échappatoires, car dans la logique, un vrai entrepreneur doit avoir un budget suffisant pour mener un projet jusqu'à l'étape de total achèvement, et en contrepartie, devra constamment bénéficier des paiements en instance auprès des administrations.
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