
Comme à l'approche de chaque mois de Ramadhan les services du commerce, d'hygiène ou ceux de la qualité et de la répression des prix se mettent sur le pied de guerre, faisant croire à chaque reprise que cette fois sera la bonne.Habitué aux effets d'annonce, le citoyen aigri, incrédule et démobilisé, opte plutôt pour une attitude indifférente. L'occasion a été donnée à Abdellati El Ichaoui, directeur du commerce de la wilaya de venir à la radio locale livrer les dernières dispositions prises par son autorité et celle des autorités locales pour parer à toutes les entraves qui, chaque année, jalonnent le mois sacré.En présence de journalistes, dont ceux d'El Watan, Abdellatif El Ichaoui commence par transmettre le bilan d'activités de ses services qui se sont soldées par 100 fermetures pour le premier trimestre de l'année en cours. Il annoncera ensuite l'ouverture de quatre marchés couverts et de dix marchés de proximité au niveau de la wilaya. Des marchés destinés, selon le même directeur, à absorber le commerce informel.Est-ce que ces nouvelles infrastructures seraient à même de résoudre le problème des marchands ambulants dont plusieurs sont détenteurs d'étals qui leur ont été attribués l'année dernière à l'occasion de la réouverture du marché couvert dit «souk Errahba», au centre-ville ou encore l'ouverture de deux marchés à Kechida ' Ces derniers préfèrent pourtant les trottoirs et les cités car, avancent-ils, «il n'y a aucune commodité».L'exemple de Souk Errahba est flagrant tant les travaux de restauration qui ont duré presque trois années, ont coûté la bagatelle 2 millions de dinars, et le marché a été livré sans que les travaux ne soient finis. Les bénéficiaires ont alors emménagé dans des locaux semi finis et ils refusent, pour la plupart, d'occuper les lieux en continuant à sillonner les quartiers avec leur marchandise. Les autres points noirs et qui font l'unanimité des citoyens sont la cité des 84 Logements située au c?ur de Batna et cernée par des revendeurs au point où les riverains ne peuvent ni célébrer un mariage ni faire sortir un cercueil de chez eux en cas de décès !Ensuite le quartier dit «Le Camp» où une toute une route est carrément fermée à la circulation par des marchands de vêtements et autres vaisselles, qui sont venus s'agglutiner autour de ce qui est communément connu comme marché de la fripe, lui-même une plaie béante au centre-ville. Toutes ces anomalies ont à chaque approche du mois du carême fait l'objet de grandes décisions, mises aux oubliettes après chaque Aïd El Fitr. On ne se lassera jamais de répéter que les lois et décisions sont bonnes mais c'est leur application sur le terrain qui laisse à désirer. Maintenant que le quatrième mandat est acquis, qu'attend-on pour passer à l'acte '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lounes Gribissa
Source : www.elwatan.com