Située au beau milieu de la ville de Batna, la cité des 220 Logements, communément appelés Batimat Elformadj, se trouve dans un état de délabrement avancé.
Que ce soit l'aménagement externe des bâtiments ou les espaces communs aux habitants, les deux souffrent d'un état de dégradation qui effleure la précarité. Cette cité construite par l'OPGI à la fin des années 1970, semble se conforter dans la détérioration subie en permanence.
Au premier abord, le visiteur est frappé par l'état de la voirie. En effet, les interventions multiples sur le réseau d'alimentation en eau potable ont rendu presque impraticables les rues et ruelles qui traversent le quartier. Les trottoirs et les bordures ne sont pas en reste. Ils rivalisent de par leurs dommages, causés principalement par différents travaux effectués, sans une remise en l'état. Selon l'architecte Abdelghani Abdessmed, les bâtiments souffrent des infiltrations des eaux pluviales en raison de l'absence de canaux d'évacuation prévus à cet effet. «L'eau entre dans les caves et fragilise avec le temps la structure de la bâtisse», a-t-il déclaré.
L'absence de poubelle commune ou ne répondant pas aux normes serait, selon notre interlocuteur, une cause essentielle au développement de maladies contagieuses. «Cette cité ne fait pas exception des autres cité de l'Algérie. Les cafards, rongeurs et autres insectes porteurs de virus prolifèrent dans ce genre d'environnement», a-t-il dit. Par ailleurs, le cadre de vie dans la cité a atteint les limites de l'acceptable, comme témoigne Amine, un habitant du quartier. Selon lui, l'eau serait une denrée que seuls quelques chanceux, habitant les rez-de-chaussée, en profiteraient.
Il ajoute que la vétusté des peintures est reléguée à la dernière position des préoccupations des résidants en comparaison avec les fuites du réseau d'assainissement dans les caves. «Nous souhaitons juste les conditions rudimentaires pour une vie décente», a-t-il affirmé. Le patrimoine matériel que constitue le cimetière chrétien et juif qui jouxte la cité, semble étouffer par l'étreinte d'un quartier malade. Le vivant ne fait que survivre et le mort n'est plus au repos.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S M
Source : www.elwatan.com