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Cité 742 logements. Des conditions de vie déplorables Batna : les autres articles



Cité 742 logements. Des conditions de vie déplorables Batna : les autres articles
Les habitants des 742 logements voient l'état de leur cité, située à la périphérie sud de la ville de Batna, se dégrader d'année en année.
En effet, une anarchie urbaine s'est progressivement installée dans la cité, laissant les résidants devant une densité de problèmes dont ils ont du mal à se défaire. Construite au début des années 1980 par deux sociétés de wilaya, cette cité est formée de trois pairs de grands blocs.
Le plan initial semble avoir été fait sans tenir compte du b.a.-ba de l'architecture et de l'urbanisme. Les canalisations d'évacuation des eaux usées, pour ne citer que cet exemple, ont été raccordées au réseau souterrain via des conduites externes au bâtiment, ce qui les rend extrêmement vulnérables aux ruptures. C'est d'ailleurs le quotidien des habitants, comme en témoigne Meriem, une résidante de la cité. «Quand une canalisation se bouche, tout son contenue se déverse au beau milieu de l'espace commun», explique-t-elle, rendant nauséabond l'air ambiant. L'architecte Mohamed Amine Benachi nous explique que selon les normes de construction, des gaines techniques à l'intérieur de la structure sont systématiquement prévues pour éviter de tels désagréments.
Ajouté à cela l'état déplorable du bitume des ruelles et rues qui entourent la cité qui, avec leurs crevasses, perturbent non seulement la fluidité de la circulation automobiles, mais aussi constituent des obstacles à l'évacuation des eaux pluviales, rendant ainsi le cité cernée par de l'eau stagnante. Samir, un autre habitant de la cité, affirme que lors des travaux de remplacement ou de réparation des canalisations du réseau d'eau potable, aucune rectification du réseau routier ne s'est faite après le recouvrement des trous creusés. «Avec la meilleur des volontés, on ne peut pas refaire le réseau routier, c'est la responsabilité de la commune», nous déclare-t-il. Par ailleurs, les avaloirs ouverts représentent aussi un danger pour les habitants, spécialement ceux en bas âge qui n'ont pour aire de jeux que l'espace commun, étroit et pollué. Pour leur part, les habitants de cette cité ne restent pas les bras croisés devant cette situation. Représentés en la personne de Hamdi Bacha, enseignant universitaire et président de l'association «Le bon voisinage», ils ont fourni conjointement des efforts considérables pour la fermeture de l'ancienne benne à ordures collective.
Cette dernière représentait un véritable problème de santé publique, et pour cause; selon plusieurs témoignages, notamment celui de Meriem, des déchets médicaux étaient jetés par les cliniques entourant la cité, et brûlés avec les déchets ménagers, dégageant ainsi des gaz nocifs pour la santé. La condamnation définitive de cette benne représente une petite victoire contre l'incompétence et le mépris, mais elle restera sans suite si les autorités concernées n'interviennent pas. La dignité humaine n'a-t-elle donc pas de considération '
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