Algérie

Un hommage unanime

Un hommage unanime
Chabane Ouahioune a été accompagné à sa dernière demeure par une foule nombreuse, composée d'hommes de culture, de personnalités politiques et d'anonymes. Des centaines de personnes, bravant le mauvais temps, se sont rendues à Tassaft Ugemoun.Un hommage ultime a été ainsi rendu à l'auteur attaché à sa terre natale. Il a été inhumé aux côtés de son fils Hocine et de son frère aîné Amar dans le carré familial du cimetière. « Nous avons perdu Dda Chabane mais pour nous, seule sa dépouille est partie. Sa mémoire et ses œuvres resteront éternelles », dira le président du comité du village de Tassaft. « Nous lui avons organisé un hommage de son vivant », a-t-il rappelé. Pour le président de l'APC de Tizi Ouzou, Wahab Aït-Menguelat, qui connaît le défunt, la littérature algérienne a perdu un aigle qui planait sur son rocher et sur toute l'identité amazigh. La directrice de la culture, Goumeziane, accompagnée des responsables du théâtre Kateb-Yacine, de l'école des beaux-arts d'Azazga et de la cinémathèque et porteuse d'un message de condoléances du wali nous fera part de sa tristesse. Chabane Ouahioune fut un écrivain proche du peuple. Il ne disait jamais non aux vieux du village et même des communes environnantes qui venaient le solliciter pour une lettre, une demande ou une requête.Il connaît les rouages de l'administration française ayant exercé comme responsable du contentieux de la sécurité sociale. Il avait permis à de nombreuses familles de recouvrer leurs droits et indemnisations. Le réalisateur Ali Mouzaoui a affirmé que « le défunt est un sage et un visionnaire », indiquant qu'il envisage d'adapter une de ses œuvres. Djaffar, le fils de Lounis Aït-Menguelat, a tenu à s'excuser auprès de la famille du défunt quant à l'absence de son père retenu en France. Nordine Aït-Hamouda avait aussi tenu à être présent.« Tassaft est triste mais elle est heureuse d'être la terre qui a vu naître de grands hommes comme le colonel Amirouche ou Dda Chabane, majestueux comme l'aigle, décrit dans son dernier roman ». « L'aigle s'est envolé mais son rocher est toujours là à veiller sur la mémoire collective et protéger les hommes des effets du temps », conclut son fils Salem.


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