Algérie

Transports inter-wilayas

Halte à l’hécatombe ! Selon les plus récentes statistiques fournies par des institutions internationales, l’Algérie occupe la 3ème place du classement des pays où il y a le plus d’accidents mortels. Devant ce triste pal-marès, de plus en plus de voix s’élèvent pour appeler les fous du volant au respect de la réglementation et du code de la route. En effet, leur vœu étant d’éviter aux automobilistes et transporteurs d’avoir à regretter leur folie et aux familles d’avoir à pleurer la mort inutile des leurs, le syndicat des taxis, d’obédience UGCAA et l’Association Essalama pour la protection contre les accidents de la circulation, lancent un appel aux usagers de la route et aux pouvoirs publics auxquels ils demandent d’accorder une attention particulière aux transports routiers. En effet, font remarquer le syndicat et l’association, si des textes sont pris pour rappeler aux transporteurs les règles régissant cette importante activité, certains acteurs sont toujours réticents et foulent au pied la réglementation. Parmi les infractions qu’ils dénoncent et qui sont à l’origine de nombreux accidents mortels, nos interlocuteurs de la section taxis de l’UGCAA citent le cas des taxis affectés au transport public inter-wilayas. A ce sujet, le syndicat UGCAA des taxis de la wilaya d’Oran vient de saisir le directeur du transport urbain et de la circulation routière auprès du ministère des Transports pour lui rappeler l’interdiction faite aux taxis inter wilayas de prendre à leur bord plus de 6 passagers et l’inviter à intervenir auprès des directions de wilaya de ce secteur. Dans le courrier adressé au ministère des Transports, le syndicat UGCAA d’Oran lui demande d’inviter les DTW à respecter les dispositions de l’arrêté ministériel du 2 janvier 2001, modifiant et complétant l’arrêté du 8 août 1993 interdisant aux taxis inter wilayas, surtout les Peugeot expert, 806, de charger à leur bord plus de 6 passagers. «Des accidents mortels ayant été provoqués par l’inobservation des dispositions de la loi, nous nous élevons avec force contre ces pratiques et demandons le strict respect des lois». Selon ce syndicat, le problème se situe au moment du changement des véhicules dotés d’une carte grise où il est spécifié que le nombre de places autorisées est de 8. Pour mettre un terme à l’hécatombe, il faudrait que les DTW exigent des cartes grises ne comportant que 7 places, celle du conducteur incluse. Le risque que font encourir certains taxis à leurs passagers étant réel, le ministère des Transports a bien pris l’affaire en main. Ainsi, dans le courrier adressé en date du 13 novembre 2007 aux promoteurs des agences de contrôle technique automobile, ce département les informe que les services de l’ENACTA viennent d’être saisis au sujet des places assises attribuées aux véhicules taxis servant au transport collectif de voyage inter wilayas. Dans ce courrier, il est fait mention que certaines agences de contrôle continuent d’attribuer huit (8) places assises à cette catégorie de véhicules en dépit des dispositions réglementaires qui régissent l’activité. A cette occasion, le ministère des transports rappelle, de façon claire, que les véhicules à usage de taxis offrent, au maximum six (6) places assises, celle du conducteur non comprise. «Aussi, et compte tenu du caractère préjudiciable d’une telle démarche quant à la sécurité des voyageurs et au respect de la réglementation en vigueur, je vous réitère une fois de plus l’obligation stricte de se conformer aux indications contenues dans la carte grise et aux dispositions réglementaires ci-dessus énoncées. Tout contrevenant aux présentes dispositions sera sévèrement sanctionné» avertit le ministre des transports dans son courrier. Approché à ce sujet, le président de la jeune Association Essalama pour la protection contre les accidents de la circulation lance, de son côté, un appel au strict respect des dispositions prises par le ministère des Transports et invite les taxis inter wilayas à respecter la réglementation et à prendre soin de leurs passagers. «En prenant un taxi, le passager confie sa sécurité et celle de ses biens au transporteur auquel il paie ses services. Il appartient donc à ce dernier d’en prendre bon soin et ne pas l’exposer aux dangers. Prendre 8 places peut rapporter quelques dinars de plus mais peut être fatal aux usagers», assure M. Ghout Mustafa, président de l’Association Essalama. A la sûreté de wilaya d’Oran, l’officier chargé de la circulation, que nous avons sollicité, a déclaré que «la police fait son travail et veille au respect de la réglementation. Pour faire respecter les instructions du ministre des Transports, une commission de wilaya a été constituée et s’y déploie». Ce problème ayant été soulevé par l’UGCAA d’Oran, des transporteurs, que seul le gain facile intéresse, reprochent au bureau de wilaya de les empêcher de se remplir les poches. Poussant plus loin leur arrogance, des taxis inter wilayas du centre du pays auraient menacé de régler leur compte aux syndicalistes d’Oran. L’Algérie occupant l’une des premières loges en matière d’accidents mortels, les citoyens voudraient savoir quelles sanctions encourent les contrevenants aux lois et règlements portant protection des passagers des taxis?   Nemili M.
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