Algérie

Sous-traitance

Une activité en panne d’idées en Algérie La sous-traitance industrielle n’est pas très développée en Algérie et souffre d’un manque de prise en charge. C’est ce qui ressort de la journée d’étude organisée, hier, autour de ce thème par le Conseil national chargé de la promotion de la sous-traitance. Une journée destinée à informer mais, aussi, à sensibiliser les opérateurs économiques sur le rôle, l’importance et les enjeux de la sous-traitance industrielle en tant que vecteur de développement. Invité à cette journée un expert français, Delattre Michel, spécialiste en stratégie de développement et d’alliance. Le débat a tourné autour du concept, et des définitions ont été données à la sous-traitance. L’expert a eu à présenter les expériences des pays européens en la matière. Il a également fait une présentation sur les méthodes à suivre pour développer les métiers de la sous-traitance. De son côté, M. Abderrahmane Bouali, le directeur de la bourse de sous-traitance et de partenariat de l’Ouest, a fait un historique de la bourse de la sous-traitance en Algérie. Interrogé en marge de la rencontre, ce dernier a expliqué que ce genre d’activités n’est pas assez développé en Algérie. Et pour cause, «nous sortons d’une économie dirigée et d’une décennie qui ne nous a pas laissé de répit. Actuellement, «personne n’a donné à ce concept sa valeur. Si, ailleurs, on en fait un métier, soutenu par les pouvoirs publics, chez nous ce concept est encore en train de naître.» Il regrette également qu’il n’y ait pas de sous-traitants ou de co-traitants en Algérie, d’autant plus que nous avons les ressources. «Cette sous-traitance est créatrice de richesse, d’emplois et permet de sauvegarder les emplois existants», a-t-il souligné. Il regrettera l’absence d’aides de l’Etat et appelle le ministère du Commerce, surtout, à aider la bourse de la sous-traitance à faire de la publicité aux entreprises algériennes, dans les salons étrangers. «Il existe un Conseil national de la sous-traitance, mais il faut le soutenir». De son côté, le secrétaire général du Conseil national de la sous-traitance a rappelé que les pouvoirs publics ont mis en place une bourse de la sous-traitance. Une action menée avec l’ONUDI. Actuellement, il existe 4 bourses régionales représentant le réseau national. Depuis 2006, une subvention de 25 millions de DA a été allouée par les pouvoirs publics aux 4 bourses pour mettre en place le réseau et faire dans le recensement. Actuellement, il y a près de 1.000 entreprises recensées ou adhérentes aux 4 bourses. Un chiffre qui ne reflète pas la réalité de nos capacités, dira-t-il encore.   Tahar A.O.
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