Algérie

Sahara-Occidental

Les mises en garde du Front Polisario Le Front Polisario a sévèrement mis en garde les autorités marocaines quant à l?inquiétante détérioration de l?état de santé des prisonniers politiques sahraouis détenus dans les geôles du royaume chérifien. Au cours de la conférence de presse qu?il a animée hier, Son Excellence Mohamed Yeslem Beisset, ambassadeur de la République arabe sahraouie (RASD) à Alger, a pris à témoin l?opinion internationale et demandé aux instances étrangères de prendre des résolutions fermes à l?encontre du Maroc. « L?état de santé de Mme Aminatou Haidar et ses 36 autres codétenus, en grève de la faim depuis 34 jours, ne cesse de se dégrader. Leur seul tort était d?avoir réclamé l?indépendance de leur pays, le Sahara occidental », a souligné l?ambassadeur. Selon l?orateur, même les organisations marocaines de défense des droits de l?homme, pourtant proches du palais royal, ont reconnu que les prisonniers politiques sahraouis se trouvent dans une situation lamentable. « Trois autres activistes du Front Polisario ont été arrêtés vendredi dernier lors d?une manifestation pacifique sauvagement réprimée par les forces marocaines », a-t-il révélé. « Nous ne pouvons pas rester indéfiniment passifs face à cette situation », a-t-il averti. M. Yeslem Beisset n?a pas exclu le recours aux armes, parce qu?à ses yeux, le Maroc n?a aucune considération pour le combat, à la fois légitime et pacifique, du peuple sahraoui. « Si l?irréparable arriverait (décès d?un ou de plusieurs détenus, ndlr), nous imputons l?entière responsabilité au souverain Mohammed VI en personne », a-t-il asséné. Le Front Polisario pourra-t-il, le cas échéant, remettre en cause le cessez-le-feu conclu entre le royaume chérifien et le Front Polisario ? « Nous avons essayé tous les moyens légaux et pacifiques. Mais que reste-t-il face à un oppresseur qui continue à se rebeller contre la légalité internationale et à violer le droit du peuple sahraoui à l?autodétermination ? », s?est-il interrogé, comme pour annoncer un recours imminent aux armes. L?ultime démarche pacifique entreprise par la République arabe sahraouie a consisté, selon le conférencier, en la saisine de Tony Blair, président du Conseil de l?Union européenne, Kofi Annan, secrétaire général de l?ONU et d?autres leaders africains, notamment Olusegun Obasanjo et Thabo Mbeki. L?ambassadeur les à vivement interpellés afin d?intervenir pour libérer les militants et les manifestants sahraouis arrêtés lors des manifestations pacifiques organisées notamment à Layoune. « La libération le 18 août dernier des 404 prisonniers de guerre marocains, par le Front Polisario, était un gage de bonne volonté. A travers ce geste humanitaire, nous avons montré au monde entier et particulièrement aux Marocains, que nous sommes des bâtisseurs de la paix », a estimé Mohamed Yeslem Beisset. « Néanmoins, a-t-il ajouté, les autorités marocaines n?ont fait que renforcer leur main de fer sur les territoires occupés du Sahara-occidental. Elles répriment férocement les manifestations et arrêtent arbitrairement des civils. »
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)