Algérie

Risque de catastrophe au 32 rue Driss Belaïd Hasnia

5 familles interpellent les pouvoirs publics Habitant au 32 rue Driss Belaïd Hasnia à Eckmühl, 5 familles, dont celle de Bentayeb Bouzid et ses 6 membres, vivent dans des conditions inhumaines. Ici, les lieux ressemblent plus à des étables qu’à autre chose. Les lieux n’étant pas dotés de sanitaires, les occupants se débrouillent, comme ils le peuvent, pour faire leurs besoins, dehors. Constamment exposé aux intempéries, l’immeuble comprend un rez-de-chaussée et un étage. Ainsi, travaillé par le temps, les caprices de la nature et l’inconscience des hommes, les lieux s’effritent au moindre contact. La cuisine s’étant effondrée, lors du récent séisme qui a frappé Oran, les habitants doivent faire mille et une acrobaties pour préparer leurs maigres repas. A quelques pas de là, un logement, mitoyen à celui des Bentayeb, s’est lui aussi écroulé lors du dernier mouvement de la terre. Face au danger qui plane sur sa famille, Bentayeb Bouzid déclare avoir frappé à toutes les portes mais en vain. Selon ce père de famille, «des gens, vivant dans de meilleures conditions que nous, ont été relogées dans des logements décents. Leurs anciennes habitations n’étaient pas aussi menacées que la notre», tient-il à préciser. Pour appuyer ses dires, ce citoyen exhibe un tas de documents signés des services de la protection civile. Selon ces documents, les lieux menacent ruine est doivent, nécessairement, être évacués. De même, avons-nous appris, au 32 rue Driss Belaïd Hasnia, la situation est plus grave qu’ailleurs et les risques d’affaissement sont bien réels. «Au cas où ces familles ne sont pas évacuées, elles risquent d’être ensevelies sous les décombres de leur gîte» conviennent ceux qui ont récemment visité les lieux. En dépit de cela et des cris de détresse de ces familles, rien n’a été fait pour leur venir en aide ou, tout simplement, les sauver des graves dangers qui les menacent. D’après nos interlocuteurs, les lieux que les 5 familles occupent depuis le recouvrement de l’indépendance, relèvent du patrimoine immobilier de l’OPGI. Selon nos interlocuteurs, lors de sa récente visite au 32 rue Driss Belaïd Hasnia, la commission de contrôle a invité la famille Bentayeb à se préparer à déménager pour être relogée à Haï En-Nour. Cet engament n’a pas non plus été tenu puisque, juste après, ces familles ont été exclues du relogement. De même source, on apprend que 9 immeubles, dont celui du 32 rue Driss Belaïd Hasnia, menacent ruine à El-Kmühl et sont concernés par l’opération de relogement. Au 32 rue Driss Belaïd Hasnia, on continue à soutenir que, depuis lors, la commission a déserté le quartier et n’y est plus reparue, à ce jour. Ceci étant, les familles dont il s’agit poursuivent leur inexorable descente en enfer. Pire encore, les canaux d’évacuation des eaux sales ayant éclaté, ces familles reçoivent les eaux usées sur le crâne. De la sorte, la crainte de voir survenir une catastrophe humaine et écologique n’est pas un simple fruit de l’imagination de personnes qui s’estiment en danger mais une triste réalité. Ici, on a la nette impression de se trouver dans l’un quelconque de ces campements de réfugiés que l’ingratitude des uns et la méchanceté des autres ont parsemés à travers le monde. Enfin, pour ne pas avoir à assumer seules la responsabilité de la catastrophe qui se dessine, les gens du 32 rue Driss Belaïd Hasnia lancent un dernier appel au secours aux pouvoirs publics qu’ils invitent à revoir leur décision. Aïd A. et Nemili M.
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