Algérie

Rapport sur le développement humain en Algérie

Des satisfactions, mais des critiques aussi ! Le CNES vient de rendre public le rapport national sur le développement humain 2007. C’est le deuxième rapport élaboré avec la contribution d’experts du PNUD. Le CNES se base sur des statisti-ques officielles et des organismes internationaux pour élaborer le rapport. Il prend en considération 3 secteurs: l’éducation, la santé et l’égalité entre les deux sexes. En général, le rapport de 2007, qui se base sur des statistiques, note des avancées considérables dans ces domaines. Des statistiques sont, d’ailleurs, fournies à cet effet mais elles datent, toutes, de l’année 2006 et ne sont, donc, plus d’actualité. Le rapport de cette année, à l’image du précédent, révèle quelques insuffisances. Dans le secteur de l’éducation, avec, entre autres, des programmes surchargés et le manque de formation ainsi que le recul de l’enseignement technique. C’est le cas également du secteur de l’enseignement supérieur qui «connaît des dysfonctionnements tant au plan structurel que pédagogique et scientifique. Une offre de formation à l’entrée en inadéquation avec les différentes séries du bac, un mode de progression annuel, rigide, accentué par les effets négatifs de la réorientation, une importante déperdition, un rendement insuffisant...». Concernant précisément le secteur de l’éducation, un certain nombre d’insuffisances ont également été notées. Entre autre, «le faible taux de suivi de la cohorte, la déperdition scolaire, la surcharge scolaire, le manque de fiabilité des conditions et modalités d’orientation des élèves». Le rapport qui revient, également, sur plusieurs insuffisances dans la santé recommande de revoir la politique sanitaire du pays. Dans son allocution, le président du CNES est revenu sur le rapport, indiquant que celui-ci aide à mieux orienter les politiques de développement du pays. Selon lui, l’élaboration du rapport se base sur des indices internationaux, mais également tend à donner une empreinte nationale. M. Babès parle de la construction d’un modèle de statistiques algériennes crédibles qui vont à la rencontre des standards internationaux. De son côté, un représentant du PNUD a insisté sur la nécessité d’intégrer certains indices locaux pour mesurer les indices de développement, à savoir l’enseignement coranique et l’utilisation des citernes pour la résorption du problème de l’eau. Des indices qui n’existent pourtant pas dans les standards internationaux, mais qui intéressent les experts du PNUD. Tahar A.O.
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