Algérie

Ouyahia, Sellal et le contexte stratégique

Ouyahia, Sellal et le contexte stratégique
La guerre au sein du FLN ne semble pas du tout annoncer une rénovation pour une adaptation au contexte pluraliste, mais peut-être perçue comme une préparation des conditions de passage d'une implosion à une agonie, puis à une disparition.Il est toujours en position de recevoir des instructions d'en haut et une fatwa également d'en haut, pour commencer à se mouvoir de façon à ce qu'il cesse d'être un vrai parti doté d'une autonomie stratégique. Le FLN n'est plus un parti politique, et peut-être dans le moyen terme, il devra cesser d'être une vitrine des décideurs «extra-muros». On dit que les courants claniques qui le traversent sont les mêmes que ceux qui traversent le vrai pouvoir. Si l'implosion du FLN traduit celle des décideurs, il y aura probablement un péril qui menacera la stabilité du pays, et peut-être même la sécurité nationale. Pourquoi cette impression qu'aux lendemains de la dernière élection présidentielle, plus rien ne ressemblera au passé ' C'est le discours dominant qui s'appuie sur le quadruple fait qu'Ouyahia est redevenu un commis de l'Etat et pas un chef de parti, que Sellal n'est l'otage d'aucun parti, et surtout que le FFS est sorti de sa propre mise à l'écart en rendant visite à celui que le Président a désigné pour la coordination des discussions sur la Constitution et qu'enfin le Président a décidé de ne plus se succéder, puisqu'on parle de ramener à deux le nombre de mandats. Au prochain mandat présidentiel, si Dieu prête vie (inch'Allah) au Président, nous nous rapprocherons davantage de la démocratie, car il y aura une vraie passation de pouvoir. Cela sera le même cas si le Président de son vivant, en plein exercice du quatrième mandat, décide d'une élection présidentielle anticipée. La participation à la guerre d'indépendance va céder le pas à une autre légitimité qu'il faudrait qualifier. Nombre d'acteurs et d'observateurs croient voir arriver le tsunami vert et le conjure en donnant du crédit à la dernière déclaration du chef d'état-major qui affirme que l'armée (ou la défense) sera la gardienne des valeurs républicaines de l'Etat. Un parti autonome ' Sûrement pas. Si cela n'avait pas été assez mis en évidence lorsque l'armée avait quitté le bureau politique et le comité central pour se conformer aux exigences de la libération du pluralisme politique, la décision annoncée par l'état-major de l'ANP de ne plus soutenir un candidat à l'élection présidentielle avait soulevé le couvercle de la marmite dans laquelle bouillonnaient les ambitions. Abderrahmane Belayat a bien posé les termes de l'équation. Le FLN n'est plus un parti dès lors que ce n'est pas le SG qui prend les décisions et se met en attente d'une fatwa d'en haut. FLNiser les institutions ' Terminé. Il s'agira d'une régression qui sera une cause permanente de l'instabilité et de l'insécurité.


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