Algérie

Les Algériens en mode semi-automatique



C?est officiel, la wilaya d?Alger va mettre en place un appel d?offres pour l?installation de feux tricolores. Ce n?est pas nouveau, régulièrement la wilaya installe des feux rouges, qui finalement se dérèglent, ne règlent rien ou ne sont simplement pas respectés par les automobilistes. Alors, on les supprime et on remet des agents de police à la place pour régler la circulation. Ou encore dans certains cas, on laisse les feux en activité, mais on les double par des agents jugés plus aptes à régler le trafic automobile. L?automatisation reste un gros problème, jamais les feux rouges n?ont réellement fonctionné, étant établi que les Algériens ne respectent rien, sauf l?agent de police, parce qu?il est capable de retirer les papiers de la voiture, ce que ne sait pas encore faire un feu tricolore, même le plus perfectionné du monde. Résultat, des feux rouges sont installés puis désinstallés et les agents de la circulation qui ont disparu à peu près partout sur la planète sont affectés à la tâche, alors qu?ils pourraient être beaucoup plus utiles ailleurs. Si l?automatisation conduit évidemment à plus de chômage, l?explication ne réside pas là, mais plutôt dans le rapport très compliqué que l?Algérien entretient avec la machine. Dernier exemple, au parking du nouvel aéroport d?Alger, il y a bien une machine chargée d?ouvrir la barrière une fois que le ticket payé est introduit dans la fente, ce qui peut se faire sans descendre de la voiture. La machine fonctionne, mais à ses côtés, un agent est là. Que fait-il ? Il prend le ticket que l?automobiliste lui tend et le met lui-même dans la machine, par un geste bref dont l?amplitude ne dépasse pas 20 centimètres. Pourquoi est-il là ? Parce que les Algériens détestent les machines. Aiment-ils pour autant les êtres humains ? Ce n?est pas sûr. D?où ce mode semi-automatique qui arrange finalement tout le monde.


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