Algérie

Le point

Il n’y a plus lieu de sortir de la crise Des programmes de sortie de crise, de déve-loppement, de satisfaction des demandes socioéconomiques? Maintenant, il faudrait se faire élire sur des programmes de lutte contre la bureaucratie et de résolution des crises des comportements? On ne parle plus, ni de la crise, ni des crises. Tout le monde a oublié jusqu’au rappel qu’il n’y a pas longtemps encore, on ne parlait que de ça. Plus de crise (s) alors? Il n’est donc plus question de sortir de la crise. Sortir de quoi alors? Crise politique? Ouyahia disait déjà que dès lors que les élections se tiennent, que les partis politiques s’y présentent, que les populations y participent, les ingrédients d’une crise politique n’existent pas.L’opposition n’a, par conséquent, qu’à s’en prendre aux populations qui ne veulent pas leur accorder la victoire électorale ou alors à eux-mêmes pour n’avoir pas su s’attirer la confiance populaire. S’il n’est plus question de sortir de quelque chose, il n’y a plus rien à exiger du pouvoir et il n’est pas, par conséquence, question d’accorder la victoire à l’opposition puisque grâce au pouvoir, il n’y a plus de crise, l’opposition elle-même ne disant plus qu’il y a une crise. Le pouvoir n’est donc plus contraint d’en parler ou de dire ce qu’il faudrait faire pour en sortir. Ceci revient alors à dire que le pouvoir n’a pas à être évalué sur les progrès de l’action de sortie de crise. Il n’a pas du tout, selon ce point de vue, à être forcé à présenter une déclaration de politique générale, sauf s’il doit lui être demandé de dire quand même quelque chose. D’ailleurs, le précédent gouvernement ne s’était pas estimé en devoir de présenter une déclaration ou même de faire son bilan. Peut-on faire un bilan quand la crise n’existe pas et qu’il n’y a pas donc à s’en faire pour sortir de quelque chose qui n’existe pas. C’était donc, à juste titre (?), que le précédent gouvernement n’avait pas à faire une déclaration de politique générale. N’est-ce pas que Belkhadem avait dit ce qu’il pensait être la (ou sa) vérité à savoir qu’il ne se comporterait pas en chef de gouvernement mais en coordinateur des activités des ministres. Crise économique alors? Sociale, peut-être? Avant, on parlait même de crise de constantes, ce que rejetait feu Boudiaf qui préférait parler de crise de valeurs. Ouyahia vient d’affirmer qu’il y a une crise de comportements. A la fois de la classe politique, des dirigeants et même de la société. Il s’agit, alors, de mettre en place un programme immatériel. Les sociologues auront ainsi beaucoup de pain sur la planche. Bachir Medjahed
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