Algérie

Le cancer de la prostate représente 95% des cas chez les hommes

Le cancer de la prostate représente 95% des cas chez les hommes
Vu le vieillissement de la population, les cancers urologiques deviennent de plus en plus fréquents chez nous et ils représentent réellement un grand fléau et un sérieux problème de santé, touchant beaucoup plus les hommes que les femmes»,c'est ce qu'a déclaré mercredi le Pr Abderrezak Dahdouh, chef de service d'urologie et de transplantation rénale à l'EHS Daksi. C'était en marge d'un congrès national sur les cancers urologiques, organisé les 30, 31 mars et 1er avril à l'hôtel Hocine, par la Société algérienne de chirurgie urologique (SACU), la Société algérienne d'urodynamique et de Pelvi-Périnéologie (Saludpp) et l'Association des urologues de Constantine (ASUR) en collaboration avec la faculté de médecine et la direction de la santé. Notre interlocuteur a indiqué que de grandes pathologies liées aux cancers urologiques et au dysfonctionnement du bas appareil urinaire ont pris de l'ampleur, et un grand nombre de la population est touché.Durant ce congrès, les intervenants, issus de différents établissements hospitaliers du pays avec la participation d'experts étrangers, ont abordé le thème des cancers urologiques et le dysfonctionnement du bas appareil urinaire, dans le but de débattre des causes et de l'évolution de ces pathologies ainsi que de la prise en charge du malade. L'objectif était aussi de mettre à jour les acquisitions récentes en matière de diagnostic et de traitement, vu le nombre de malades en nette augmentation. La situation est alarmante et nécessite un traitement sérieux. D'après le Pr Dahdouh, il y a 5 catégories de cancers urologiques : le cancer de la prostate, du rein, de la vessie, du testicule et celui de la verge, en plus, d'autres tissus qui sont en contact avec ces organes, et qui peuvent être touchés, donnant naissance à d'autres cancers. A travers les statistiques présentées, l'on a constaté que les hommes sont les plus exposés aux cancers urologiques et ces cas sont devenus très fréquents dans la société algérienne. «Par exemple, 2% de la population est atteinte du cancer du rein. Les tumeurs de la vessie sont aussi plus fréquentes et actuellement elles touchent les jeunes entre 25 et 30 ans ; le danger augmente avec l'âge. Mais le pourcentage des jeunes touchés par la vessie urologique demeure très bas. L'on constate aussi que les hommes sont les plus exposés à ce genre de pathologies.Ces tumeurs demandent une prise en charge lourde sur le plan chirurgical, oncologique et sur le plan de la radiothérapie», a expliqué le Pr Abderrezak Dahdouh. «Le cancer de la prostate pose un véritable problème chez les hommes. Il commence à apparaître dès l'âge de 50 ans, même ceux qui n'ont pas cette pathologie, ont déjà les symptômes qui nécessitent un traitement rapidement», a-t-il souligné, avançant le chiffre de 95% des patients examinés qui sont atteints du cancer de la prostate. Le tabagisme est l'une des principales causes de cette pathologie. «Le traitement du cancer de la prostate se pose sur l'hormonothérapie, la chimiothérapie, la radiothérapie et la chirurgie. Heureusement qu'actuellement le traitement évolue vite dans le sens de l'amélioration», précise notre interlocuteur.A propos de la prise en charge des malades atteints des cancers urologiques, le Pr Dahdouh a affirmé qu'elle est très correcte actuellement dans les centres spécialisés algériens. «Il faut seulement maintenir ce rythme avec les praticiens. Il faut avoir aussi tout le temps un plateau technique disponible, adéquat et performant pour soigner le malade convenablement», a-t-il indiqué. Il a insisté aussi sur la nécessité de la disponibilité des dernières thérapies, par exemple la première ligne de l'hormonothérapie pour la prostate, qui est disponible et facile à avoir. Mais pour la deuxième partie du traitement, il est difficile d'avoir le médicament. Une seule boîte de ce médicament coûte 300 000 DA, et ce n'est pas tous les patients qui peuvent l'avoir. «Comme je l'ai déjà dit, la prise en charge est correcte mais reste insuffisante. Il y a une insuffisance du plateau technique et du nombre des praticiens», a-t-il conclu.


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