Algérie

Laghouat : Si Tahar Hamdi nous a quittés


Près d’un millier de personnes, dont l’ex-chef de gouvernement M. Benbitour, M. Boudissa (ex-ministre du Travail) et Ba Khlili (Tourisme) ont pris part aux obsèques et accompagné à sa dernière demeure Tahar Hamdi qui s’est éteint dimanche à Alger et dont le corps a été inhumé hier à Sidi Yanès.

Le défunt qui était hospitalisé en France avait insisté auprès de ses proches pour être rapatrié, il décédera 24 heures après son retour, il a laissé derrière lui 3 enfants et tout un parcours de militant fait d’humilité, d’efficacité et de discrétion. Né en 1932, le défunt installé en France pour y suivre ses études, militant actif du MTLD, a été l’un des fondateurs de l’UJMA, dont il a été le trésorier. Très actif au sein de la Fédération de France, M. Hamdi tenait à s’occuper personnellement du placement des jeunes Algériens au sein des universités européennes, dont beaucoup serviront comme cadres de l’Algérie post-indépendante. Il quitta en 1959 la France pour la Suisse romande, où il milita comme responsable de l’antenne européenne de l’UJMA. Son humanisme et son sens des relations humaines ont fait de lui l’un des artisans des relations étroites avec le Mouvement syndical européen et nord-américain. Le défunt occupa tour à tour les postes de secrétaire général au ministère du Travail, ministre du Commerce et était ministre du Travail au sein du gouvernement dirigé par Belaïd Abdeslem. Ceux qui l’ont côtoyé retiennent de l’homme sa discrétion, son efficacité et son honnêteté. « Il est à l’origine des textes législatifs favorables au monde ouvrier, dont il était l’un des défenseurs les plus acharnés, du collège arabo-africain des sciences coopératives et d’économie solidaire qui devait être inauguré un certain 19 juin 1965, et est l’un des piliers de la politique minière du pays en mettant, grâce à son génie, sur les rails la Sonarem dans un contexte des plus difficiles », dira M. Boudissa. M. Benbitour, qui a travaillé avec le défunt au ministère de l’Industrie, nous a confié : « Si Tahar était connu pour son efficacité, sa modestie et son engagement pour une Algérie de progrès et de développement, il nous a laissé un vide et nous nous engageons à continuer son travail et son combat pour une Algérie indépendante et démocratique, comme il l’a toujours voulu jusqu’à sa retraite. »


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