Les temps où les analystes ne voyaient dans l’agriculture algérienne
qu’une succession de dysfonctionnements et d’insuffisances,
voire même de crises4, apparentes ou dissimulées, semblent être bien
révolus. A l’observation, certes critique mais globale, car circonscrite
aux aspects bien souvent organisationnels, s’est graduellement substituée
une analyse fine, une analyse qui s’est située sur le champ des
contradictions internes de ce secteur.
Cette rupture épistémique ne relève pas cependant de la seule
volonté des scientifiques mais a été historiquement générée par le
secteur agricole lui - même. Que l’on se souvienne en effet des innombrables
épreuves qui lui ont été imposées durant les cinquante
dernières années, et de sa capacité à les juguler, voire à les écarter
pour que l’on se rende compte que le secteur agricole algérien n’est
pas des plus amorphes de l’économie nationale. Bien au contraire,
c’est au moment même où plusieurs secteurs de l’économie fléchissaient
et se déconstruisaient alors qu’ils avaient bénéficié, avant
et pendant leur convalescence, de moyens drastiques, car considérés
comme des secteurs de pointe pour l’accumulation du capital et ceci
au détriment, il faut rafraîchir les mémoires, du secteur agricole et
rural, que ce dernier révélait ses bonnes performances à la nation
toute entière.
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Posté par : einstein
Ecrit par : - Djenane Abdelmadjid
Source : Les cahiers du CREAD Volume 29, Numéro 103, Pages 9-16