Algérie

L’interaction des civilisations : la pluralité, la diversité et la différence

L’interaction des civilisations : la pluralité, la diversité et la différence Allah -gloire à Lui- les a créés sur la base de la diversité et la différence, mais Sa volonté est telle que toutes les doctrines, les législations et les religions soient unies dans une matrice capable de les contenir, et soudés par un lien à même de réguler leurs divergences. Cette unité n’est autre que l’unicité du Créateur adoré, la foi en l’au-delà et l’accomplissement des bonnes oeuvres. Tels sont les piliers de la religion divine unique, dans laquelle et pour laquelle toutes les doctrines, les révélations et les messages célestes ont été unanimes, depuis Adam, Abraham, Moïse, Jésus, jusqu’à Mohammad -paix et bénédiction d’Allah soient sur eux tous-.Le rejet du «théocentrisme» par l’islam, qui croit en la pluralité des législations religieuses, soit le reflet du nombre de communautés religieuses ayant reçu la révélation divine, exprime aussi son refus du «légi-centrisme» qui voudrait voir le monde entier géré par un système juridique unique. Cette tendance n’en finit pas de susciter des oppositions et d’asséner des accusations aux sources de législation des autres systèmes juridiques, et va jusqu’à infirmer les jugements rendus par une jurisprudence autre que la sienne. Les partisans de ce «légi-centrisme» dans les sphères politiques et médiatiques semblent ignorer que les jurisconsultes jouissant d’une renommée mondiale se sont mis d’accord depuis les années trente du siècle dernier, au cours de leurs conférences internationales, sur l’adoption comme références de trois systèmes juridiques distincts qu’ils devront consulter, solliciter et comparer : le droit romain, le droit latin et la jurisprudence islamique. Aussi, le «légi-centrisme» est-il rejeté également par les jurisconsultes. L’islam méprise aussi l’égocentrisme de ceux qui voudraient transformer le monde entier en une seule civilisation. Cette tendance n’hésite pas à suivre la voie des chocs de civilisations pour contraindre le monde à adopter un modèle unique de civilisation, au moment où l’islam souhaiterait voir s’installer un climat d’interaction et de soutien mutuelle entre ces civilisations plurielles, dans tout ce que l’humanité a en commun. Les sciences naturelles, scrutant la matière avec neutralité, et les disciplines qui oeuvrent pour adoucir l’existence, rendant ainsi la terre plus accueillante, réalisant la prospérité et la paix en faveur des humains et préservant l’environnement, sont autant de vastes domaines propices à l’union, l’interaction et la différenciation, dans le cadre de l’humanité partagée par toutes les civilisations. L’islam abhorre toutes les formes de l’ethnocentrisme, qui a enfanté le racisme et qui est responsable de la stratification du monde en classes selon les couleurs et les races. Les effets abominables de cette ségrégation se font sentir jusque dans les lieux de culte, sans parler des clubs, des logements, des écoles et des usines, ni des lois, des droits, des devoirs et des avantages. On en a même vu qui proclament un être humain comme faisant partie du «peuple élu de Dieu», pour peu qu’il soit né d’une certaine matrice, puisse-t-il être enfant naturel ou même athée ! L’islam, quant à lui, rejette catégoriquement cet «ethnocentrisme», dès lors que ce dernier consacre une race aux dépens des autres, sur la base de la couleur blanche, noire, jaune ou toute autre. La différence des couleurs et leur égalité au sein de l’humanité représente une règle divine et l’une des merveilles de la créature. «Et parmi Ses signes la création des cieux et de la terre et la variété de vos idiomes et de vos couleurs. Il y a en cela des preuves pour les savants» Arroume, verset 22. Avec la même force, l’islam rejette le «centrisme linguistique» qui souhaiterait imposer au monde entier l’usage d’une seule langue, reniant aux peuples et aux nations le droit de s’exprimer dans leur propre idiome. Cette tendance est dénoncée également au sein du même pays, lorsqu’elle tend à priver les minorités linguistiques de leurs droits d’apprendre leurs langues afin de pouvoir préserver leur héritage culturel. Par Dr Mohamed Imara A suivre...
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