Algérie

L’APS «rectifie» les propos de Boukerzaza sur les dettes des journaux

Correctif ou revirement? Bien curieuse sortie, hier, que celle de l’agence officielle APS au sujet des déclarations faites par le ministre de la Communication, M. Abderrachid Boukerzaza.En effet, à la suite d’une réunion, jeudi dernier, avec les patrons des sociétés publiques d’impression, il a été évoqué l’épineux problème des dettes qui empêchent ces sociétés d’aller de l’avant puisque le contentieux avec certains éditeurs, notamment privés, n’a jamais été abordé de manière sereine. Ainsi, il en est sorti le fait que les dettes des imprimeries, de l’ordre de 1,5 milliards de dinars, ainsi que celles de certains titres, de l’ordre de 2,5 milliards de dinars, allaient être «épongées». Or, à la surprise générale, une dépêche APS d’hier, fait une extraordinaire marche arrière pour expliquer que les propos du ministre ont été mal interprétés, voire déformés. Ainsi, l’APS estime que sur la déclaration de M. Abderrachid Boukerzaza, à propos de l’assainissement des dettes des entreprises d’impression et de certains éditeurs privés, que par l’utilisation du terme «assainissement», l’agence n’a jamais usité dans cette dépêche du terme «effacement de dettes». En fait, il serait juste question d’assainissement du passif financier inter-entreprises, étant connu qu’il existe depuis de longues années un dossier en ce sens et que le ministère, en charge à présent des entreprises de presse qui dépendaient auparavant de l’ex-SGP/Communication, «s’attache à lui trouver une solution économique dans le cadre d’un programme plus global qui vise au redressement de toutes les entreprises sous tutelle».Que faudrait-il déduire de cette sortie surtout si l’on sait que l’agence ne se hasarde jamais à mettre dans le circuit des informations, officielles de surcroît, sans qu’elles ne soient dûment vérifiées. Alors y a-t-il eu un recul stratégique dans le traitement de cette question des dettes imprimeries-éditeurs? Boukerzaza a-t-il dansé plus vite que la musique? Ou plus simplement ce dossier a-t-il été différé jusqu’à traitement final au «bon moment» si l’on se réfère aux échéances politiques majeures qui pointent leur nez? Le très proche avenir nous le dira certainement.   Farida K.
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