Algérie

Ils sont au 30ème jour de grève de la faim

Le sit-in des enseignants contractuels empêché Un important dispositif de sécurité a été déployé hier au niveau du ministère de l’Education nationale afin d’empêcher les contractuels à accéder au département de Aboubekr Benbouzid. Le dispositif en question, mis en place très tôt le matin, a surpris les enseignants venus crier leur colère par rapport à la situation des enseignants contractuels. Brandissant des banderoles ainsi que des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «Enseignants contractuels en grève de la faim», «30ème jour de la grève de la faim des enseignants contractuels» ou encore «Contre la hogra des enseignants vacataires», des enseignants affaiblis par la faim ont été empêchés par les forces de l’ordre de se rapprocher de la bâtisse, leur rassemblement ayant été déclaré illégal. Toutes les voies et issues conduisant vers le ministère de l’Education étaient ainsi fermées et les manifestants ont été priés de se disperser. Mais cette situation n’a pas désespéré les enseignants qui tenaient -coûte que coûte- observer leur sit-in. Se rassemblant en petits groupuscules de part et d’autres du ministère de l’Education nationale, les enseignants ne se sont pas laissés faire. Et des membres du comité de soutien aux grévistes se sont adressés aux forces de l’ordre dans l’espoir de trouver «un terrain d’entente». Rien à faire! Les choses ont été établies à l’avance faisant du sit-in des enseignants vacataires un rassemblement illégal. «Nous sommes déçus! Même avec cette situation de santé très préoccupante dans laquelle se trouvent les enseignants, chétifs et très fatigués, notre tutelle continue à faire la sourde oreille», dira une enseignante rencontrée hier sur place. Et à son collègue de noter que «c’est terrible de constater que le gouvernement n’accorde aucun intérêt à des enseignants qui ont vu des vertes et des pas mures, notamment durant la décennie noire». Toujours est-il, et selon un groupe de contestataires, une lettre sera déposée au niveau du bureau d’Amnesty International. Il s’agira d’une «plainte» dans laquelle sera dénoncé «le mutisme du gouvernement». «Notre gouvernement adore la démocratie de vitrine et, avec la mort d’un gréviste de la faim, l’image de notre pays sera dévoilée au monde entier», s’indigne l’un des contestataires en grève de la faim depuis le 14 juillet. Samira Illoul
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