Algérie

ENCG. Quatre-vingts travailleurs licenciés


Compression d?effectif à l?entreprise nationale des corps gras (ENCG) ! Près de 80 travailleurs ont fait les frais de la décision de la SGP Tragral de dissoudre le groupe ENCG siège. C?est ce que nous a affirmé Meziani Sid Ali, représentant des travailleurs de ce groupe, qui s?est rendu à notre rédaction. Le licenciement collectif des travailleurs, selon lui, s?est fait « dans l?illégalité ». « Nous n?avons pas reçu de décision du licenciement et le motif de celui-ci. Ils nous ont donné uniquement les chèques d?indemnité et les certificats de travail », a-t-il déclaré. Tous les travailleurs permanents ont été, a-t-il ajouté, remerciés. « Ils n?ont gardé que des contractuels », a déclaré notre interlocuteur, précisant que les travailleurs du groupe n?ont pris connaissance de cette décision, prise lors de la réunion ayant regroupé, le 21 juin 2006, l?UGTA, le ministère des Participations et de la Promotion des investissements (MPPI) et la SGP, qu?à la fin du mois de décembre 2006. Mais, selon le président du directoire du groupe en question, Aïssa Sahli, la décision prise n?est qu?une application de l?accord signé entre l?UGTA, la SGP et le ministère concerné. « Je n?ai fait qu?appliquer cette décision. J?ai tenu une assemblée générale avec les travailleurs et je leur ai annoncé la décision en leur expliquant les motifs », nous a déclaré M. Sahli, rencontré hier au siège de la direction. A la question du licenciement des travailleurs permanents et du maintien en poste des contractuels, comme souligné par M. Meziani, le premier responsable de l?entreprise affirme n?avoir gardé qu?un nombre infime de travailleurs pour faire le bilan du groupe. « La maison mère fonctionne avec 80 travailleurs qui ne font rien au siège. Donc j?ai gardé des vacataires pour poursuivre le travail et faire le bilan. Je ne peux le faire seul », a-t-il précisé. L?accord paraphé entre le MPPI, la centrale syndicale et la SGP a arrêté, soulignons-le, « un dispositif d?indemnisation des travailleurs relevant des entreprises dissoutes et à dissoudre, à savoir le paiement de deux mois de salaire par année d?activité au sein de l?entreprise à hauteur de 15 années, soit 30 mensualités au maximum ». Les travailleurs, selon M. Meziani, ont émis des réserves par rapport à cette décision et demandent « à préserver leurs emplois ou à avoir une indemnité conséquente ». « Il y a absence de fixation d?un préavis légal pour l?exécution de décisions graves intéressant le sort des travailleurs », a-t-il ajouté. A ce sujet, M. Sahli a donné également une réponse. Selon lui, les travailleurs ont été tous indemnisés. « Ils ont reçu plus que ce qu?ils méritaient. Le dernier d?entre eux a pris un chèque de 85 millions de centimes comme indemnité », a-t-il attesté. Le sort du groupe sera, selon l?orateur, connu à l?issue de l?assemblée générale devant avoir lieu en juin prochain.
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