Algérie

Commentaire


L’Afrique, nouveau théâtre des rivalités mondiales Il fut un temps où l’Afrique a été le champ de bataille armée d’Africains interposés pour le compte des deux grandes puissances qui dominaient le monde puis, après la guerre froide, les Africains, contraints à se regarder dans les yeux, s’engagèrent dans des conflits inter et intra africains générateurs de génocide, d’une série interminable de coups d’Etat, de déplacements massifs de populations et de famine, sans compter les ravages de la sécheresse. Aujourd’hui, l’Afrique semble ne plus être une chasse gardée d’une quelconque puissance bien que la France y apparaissait détentrice de plus de droit que les autres, peut-être parce qu’à une époque donnée, elle a été la seule à effectivement s’intéresser à l’Afrique, à la fois au plan économique, politique et sécuritaire. Les adversaires de la France voyaient même en cette puissance un intérêt centré sur les voix africaines au Conseil de sécurité élargi et à l’Assemblée générale des Nations unies.Il est vrai que la remarque pouvait receler une part de vérité du fait que les voix africaines avaient pu empêcher que la résolution américaine ne recueille la majorité des voix au sein du Conseil de sécurité élargi pour donner une légitimité internationale à la guerre contre l’Irak. L’Afrique avait ainsi démontré qu’elle pouvait peser sur les relations internationales et qu’il pouvait même arriver qu’elle parle d’une seule voix. On observe maintenant un regain d’intérêt pour l’Afrique de la part des grandes puissances, avec une diplomatie économique d’envergure de la Chine, une diplomatie économique et militaire de la Russie sur les pas des Etats-Unis. Les Etats-Unis, plus particulièrement, ont orchestré une grande offensive en direction de l’Afrique à la faveur de la lutte contre le terrorisme après les attentats du 11 septembre, et en force en plus, par le biais de leurs forces armées, de leurs compagnies pétrolières, de leurs sociétés de sécurité dirigées par leurs officiers en retraite. N’oublions pas quand même que le territoire africain recèle d’importantes réserves en pétrole et gaz naturel, uranium, charbon et des ressources minières telles l’or, le diamant, le cuivre, etc. Il est impossible qu’il n’y ait pas une odeur de pétrole derrière chaque décision de redéploiement des forces armées américaines. Là où les forces de l’Otan sont absentes, il y a les forces américaines, sous couvert toujours de la lutte contre le terrorisme. L’initiative américaine pan-sahélienne, officiellement destinée à la lutte contre le terrorisme dans cette région, intègre certainement l’idée que cet espace sépare les richesses en hydrocarbures de l’Afrique du Nord de celles du Golfe de Guinée. Il y a dans l’air, à la fois, l’intention de sécuriser leurs approvisionnements énergétiques et celle de mettre la main sur ces réserves. N’oublions pas que la doctrine militaire américaine, présentée en début de l’année 2002, intègre l’idée qu’il faudrait mettre la main sur les champs pétroliers et faire augmenter les capacités de production afin qu’il n’y ait pas un jour de déficit en production par rapport aux besoins de croissance de l’économie américaine.
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