Algérie

Cinémathèque d’Oran


Dominique Cabrera présente «l’autre côté de la mer» L’histoire raconte la vie d’un pied-noir, resté en Algérie après l’indépendance, un personnage merveilleusement interprété par Claude Brasseur. Mais une maladie le contraint à aller se faire soigner en France où il retrouve une partie de l’Algérie représentée par un médecin en rupture avec ses origines algériennes. Un lien se lie alors entre les deux hommes et c’est là une trame qui permet de lever le voile sur les différentes communautés ayant un lien avec l’Algérie. Aux côtés de Claude Brasseur qui incarne le rôle principal dans ce film, largement autobiographique, qui raconte donc le déracinement des pied-noirs, on retrouve Roschdy Zem, Sid-Ahmed Agoumi, Catherine Hiegel, Marthe Villalonga, Slimane Benaïssa, Antoinette Moya, Fattouma Ousliha-Bouamari, Ariane Ascaride, des acteurs qui offrent au film une aura de sobriété. Pour revenir à la réalisatrice, il y a lieu de souligner qu’elle a accompli des études de lettres modernes avant d’entrer à l’IDHEC en 1977. Dominique Cabrera devait ensuite travailler comme monteuse dans les stations régionales de FR3 et suivait parallèlement des cours de théâtre. Ce n’est qu’en 1981 qu’elle réalise son premier court métrage, intitulé «J’ai droit à la parole» qui raconte comment s’organisent les locataires d’une cité de transit en banlieue parisienne. D’autres documentaires devaient encore la faire connaître davantage, traitant avec beaucoup d’originalité la vie sociale en France comme c’est le cas dans «Chronique d’une banlieue ordinaire», «Une poste à La Courneuve» et «Rester la-bas». Mais Dominique Cabrera ne s’est pas confinée dans le documentaire seulement. Pour elle, il n’y a nulle frontière entre ce genre et la fiction. «Les deux sont une question de concrétisation», dit-elle. C’est en ce sens qu’elle réalise en 1995 son premier long métrage, Demain et encore demain, qui est une sorte de journal d’une cinéaste en proie aux doutes et aux angoisses. Trois ans après, elle a tourné «Nadia et les hippopotames» qui a été présenté au Festival de Cannes dans la section «Un Certain Regard». Il y a eu aussi, en 2001, «Le Lait de la tendresse humaine» qui a reçu un accueil critique favorable. D. Hocine
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