Algérie

Belkhadem revient sur le troisième mandat de bouteflika

« En politique, il n'y a pas de hasard. La politique c'est des calculs, c'est des objectifs précis», répondait le secrétaire général du FLN Abdelaziz Belkhadem à un journaliste qui lui demandait, samedi, dans l'émission Forum de l'ENTV, si la sollicitation en choeur de l'UGTA, de l'UNJA, de l'ONEC de l'ONEM et de l'UNPA d'un troisième mandat pour le président Abdelaziz Bouteflika et une révision de la Constitution étaient le fruit du hasard. Cela vaut aussi bien, pour le choix du timing qui, manifestement, devrait donner à la faveur des élections et de la visite du chef de l'Etat français en Algérie l'amplitude nécessaire à un projet que le FLN a pris à bras le corps. Loin de s'en défendre, Belkhadem en revendique au contraire au nom de son parti la paternité avec l'argument qui voudra que « ne pas permettre à quelqu'un de se présenter à une élection c'est entraver la pratique démocratique ». Sur ce point précis, il estime que sauter le verrou de la limitation de mandat ne peut être assimilé à un recul de la démocratie, puisque celle-ci reste avant tout l'expression de la volonté populaire. Il en voudra pour preuve, le nombre très réduit de pays dans le monde qui limitent la présidence de l'Etat à un ou deux mandats. Il citera en ce sens, entre autres, la longévité au pouvoir de l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair. Poussant encore plus loin cette logique, Belkhadem insistera à dire que c'est au peuple de décider si Bouteflika doit se présenter à une nouvelle élection présidentielle, et c'est encore à lui de décider si ce dernier sera encore une fois son président. Insistant, fort à propos, sur la nuance, l'invité de l'émission de l'ENTV prendra soin de préciser que la première force politique du pays « n'a pas annoncé la candidature de Bouteflika à la prochaine élection présidentielle, mais a sollicité ce dernier à briguer un troisième mandat». Ce qui n'empêchera pas Belkhadem de déclarer «nous souhaitons que le président soit le candidat du FLN». Non sans souligner dans cette même veine que le président de la République est aussi le président du FLN. Sur la révision de la Constitution, le S.G de l'instance exécutive du FLN s'est montré également fort disert. D'abord pour remettre certaines pendules à l'heure en soutenant que son parti « n'a jamais proposé un poste de vice-président » dans l'avant-projet de révision constitutionnelle qui a plutôt vocation d'apporter des solutions au bicéphalisme qui prévaut actuellement à la tête de l'Etat qualifiant la situation d'anormale. Il parlera alors de régime présidentiel et d'un Premier ministre pour signifier la nécessité de définir les attributions de chacun. « La révision de la Constitution relève constitutionnellement des attributions du président de la République », dira Belkhadem qui devait ajouter qu'elle peut aussi bien être soumise à référendum qu'à l'adoption du parlement. Tout dépendra, expliquera-t-il, de la nature du contenu, des objectifs... de cette révision. Dans la seconde hypothèse, le FLN aura besoin de « coalition », dira l'orateur, car son adoption exige les deux tiers des voix du Parlement. PAS DE CONTROVERSE SARKOZY !
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