Algérie

Belkhadem à Oran Macias, la France coloniale et un troisième mandat


Le secrétaire général de l'instance exécutive du Front de libération nationale, M. Abdelaziz Belkhadem, a réitéré avant-hier à Oran sa position à propos de la probable visite d'Enrico Macias en Algérie parmi la délégation qui va accompagner le chef d'Etat français pour ce début du mois de décembre. «Ma position a toujours été la même. On est contre la visite de Macias le chanteur, un pro-israélien qui a chanté Tsahal (l'armée israélienne) et un partisan de l'Algérie française», a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse donnée en marge d'un meeting animé à la salle omnisports d'Es-Sénia. M. Belkhadem a également estimé qu'il ne peut y avoir de réconciliation avec la France sans qu'il y ait au préalable des excuses de la part de cette dernière. «Il ne peut y avoir de réconciliation que s'il y a excuses de la part de la France coloniale à l'Algérie indépendante. C'est la position du FLN», a-t-il encore affirmé. M. Belkhadem a réaffirmé au cours de cette même rencontre avec la presse l'appel de son parti à une révision de la Constitution et à un troisième mandat pour le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika. A propos de la surveillance des élections, le SG du FLN a rappelé que le gouvernement ne s'opposerait pas à une commission nationale de surveillance des élections si ses membres qui représentent les formations politiques ne perçoivent pas de rémunération. Il a enfin estimé que «la meilleure garantie contre la fraude est la désignation par les partis de délégués aux bureaux de vote pour veiller à la légalité de toutes les opérations électorales». Lors du meeting animé dans le cadre de la campagne électorale des locales du 29 novembre en cours, M. Belkhadem a plaidé pour une campagne «propre et respectueuse, basée sur un débat autour de programmes». «Certaines formations politiques ont usé de procédés non honorables dans leurs discours pour porter atteinte à notre parti», a noté M. Belkhadem qui a estimé que sa formation reste «la première force du pays» dont les valeurs et les programmes sont «partagés par de larges couches de la société». «La capitale de l'Ouest du pays qui s'inscrit chaque jour un peu plus dans une grande dynamique de développement aspire légitimement à plus de projets pour l'amélioration des conditions de vie de ses habitants, un voeu que se chargeront de concrétiser les militants et les élus du FLN», a-t-il précisé.
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