Algérie

Aboudjerra Soltani à Aïn Defla Faire de l'APC un Etat local



Le président du Mouvement de la société pour la paix, Aboudjerra Soltani était, vendredi à 10h, à Aïn Defla, à la salle de cinéma Doui, où il a animé un meeting. La salle était comble et une assistance féminine nombreuse y était visible. Tous les orateurs qui ont précédé Aboudjerra et qui ont pris la parole ont été unanimes à «dénoncer l'administration» qui a éliminé des listes du MSP, sur lesquelles figuraient des candidats honnêtes, intègres, sous le fallacieux prétexte qu'il s'agirait «d'éléments dangereux pour la société». Tout comme ils ont mis l'accent sur la nécessité d'un vote massif pour «contrecarrer les objectifs des fraudeurs». L'un d'eux a parlé de rumeurs quant à une pré-distribution des sièges en 7-4-4 (FLN-RND-MSP). Pour Larbi Cheklal, ex-député et candidat à la présidence de l'APW «on veut le retour au parti unique» par, selon lui, «la démobilisation des citoyens en éliminant des listes des hommes en or...». Et d'ajouter «on ne nous découragera pas malgré les dos d'âne, les virages et même les faux barrages... dressés par l'administration». L'ex-député faisant le point sur la situation dresse le constat «d'échec des anciens gestionnaires des APC». Tout le monde sait ce qui se passe..., dit-il, aussi il est impératif d'opérer un changement profond sans violence (répété 3 fois). Pour Aboudjerra Soltani «il ne reste qu'un seul couloir pour la fraude», indiquant que tous les autres stratagèmes ont été supprimés par la révision du code électoral. «La possibilité de fraude ce sont les abstentionnistes qui la créent», poursuivant que ce n'est pas l'Etat qui fraude, ni Zerhouni, ni les walis mais ce sont les agents de l'administration qui profitent de l'abstentionnisme pour bourrer les urnes au profit de ceux qui les payent». Aboudjerra appelle ensuite à la vigilance des contrôleurs et se félicite que les amendements du code électoral ont éliminé «les mercenaires des scrutins» ne laissant place qu'aux militants engagés; signe, selon lui, que la pratique politique «se démocratise». Il recommande à ses militants de ne pas se disperser en des considérations superficielles. Pour le MSP, il s'agit d'élire «des maires, hommes de terrain mais pas chefs de bureau», car ajoute-t-il «en Algérie nous n'avons pas de crise à caractère idéologique d'aucune sorte, mais surtout un mauvais choix des gestionnaires». Il incite les uns et les autres à préparer la relève et faire confiance à la jeunesse en la responsabilisant». Le N°1 du MSP parle aussi de 3 défis à relever: l'élu au service des citoyens, la pratique de la démocratie dans nos rangs pour l'étendre à la société et faire de l'APC un Etat local avec toutes ses prérogatives...»
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