Algérie

ATTAQUES ACRIDIENNES À BATNA


Les ailés roses s?animent Un regain des larves et des ailés roses du criquet pèlerin est signalé dans le sud du chef-lieu de la wilaya de Batna, après une rémission passagère. Les larves ont proliféré d?une manière spectaculaire, constate un membre d?une brigade de lutte antiacridienne. Les criquets commencent à occuper une étendue considérablement importante. Le responsable du poste de commandement de la wilaya la chiffre à 7100 ha infectés dont 6122 ha ont été traités le 27 juin dernier « Chaque jour, les brigades d?intervention de la lutte antiacridienne traitent jusqu?à 700 ha », nous apprend un autre membre du poste de commandement de la wilaya de Batna. Ces chiffres pourraient évoluer, compte tenu de l?activité intense et persistante des criquets et des conditions écologiques favorables à leur survie et à leur reproduction. Selon le commandement de la lutte antiacridienne, le déferlement des essaims immatures (les ailés roses) vient des wilayas limitrophes (Biskra et M?sila), par des couloirs de passage. Ces populations de criquets, à la faveur de conditions climatiques particulières (températures élevées et vents chauds du sud, du sud-ouest et sud-est), progressent, tout en se reproduisant. Des bandes de larves (aux stades 4 et 5) et des ailés en quantités inquiétantes sont signalés dans les régions de Bitam, de M?doukal, de Djezzar, d?Inoughissen et de Dermoune où une lutte âpre leur est livrée par les agriculteurs, les propriétaires des vergers et les brigades d?intervention de la lutte antiacridienne dans des conditions apocalyptiques. La situation inquiète sérieusement et on craint l?amorce des mouvements vers le nord, bien que certains responsables excluent cette éventualité. Les dernières nouvelles parlent du repli de ces insectes vers le sud, cependant le danger n?est pas encore totalement écarté. Les populations des régions infestées poursuivent la lutte en conservant l?ultime espoir de sauver ce qui pouvait l?être. Tous les témoignages se recoupent et renseignent sur la gravité des dégâts occasionnés par ces bandes de larves et ces ailés roses. « Certes, ils sont de petite taille, mais ils consomment beaucoup et prélèvent en moyenne l?équivalent de leur poids en végétation fraîche par jour, soit 1,4 g », nous explique un autre technicien de l?agriculture. Face à ce danger, une fébrilité commence à se faire sentir. Les appareils et les produits de traitement antiacridien sont sujets de mésentente. Certains agriculteurs et arboriculteurs les jugent insuffisants devant l?ampleur et la multiplication des bandes. Ce qui n?est pas du tout partagé par le responsable du poste de commandement : « Ce n?est pas vrai ! Nous leur avons distribué des pulvérisateurs et des produits de traitement contre les acridiens et ils doivent contribuer et nous aider dans la lutte contre ce fléau. » Puis il passe à l?inventaire des équipements dont ils disposent : « En plus d?un camion qui peut traiter 800 ha/jour, nous disposons de 336 pulseurs dont 200 appareils à moteur et 136 manuels. Nous avons commandé d?autres qui vont être réceptionnés dans les jours qui viennent. » Puis il évoque l?opération d?épandage des produits acaricides qui a été annulée. « Nous avons également sollicité l?intervention de l?avion, mais l?opération n?a pas été effectuée à cause de la présence des lignes électriques haute tension qui traversent la région de Bitam spécialement entre la caserne et le barrage de Loutaya », conclut-il. 
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