Algérie

Après des affrontements fratricides sanglants


Hamas et Fatah d’accord sur un gouvernement d’union nationale Les mouvements palestiniens rivaux Fatah et Hamas ont signé jeudi soir à La Mecque un accord sur un gouvernement d’union nationale et son programme politique, visant à mettre fin aux violences meurtrières intestines et sortir les territoires de la crise. Après deux jours d’intenses discussions, le président palestinien Mahmoud Abbas (Fatah) et le chef en exil du mouvement islamiste Hamas, Khaled Mechaal, ont paraphé le document lors d’une cérémonie officielle en présence du roi Abdallah d’Arabie saoudite, auquel revient l’initiative de la rencontre. L’accord interdit l’effusion «du sang palestinien», «affirme l’unité nationale et adopte le dialogue comme seul moyen pour le règlement des conflits», selon la lecture du document faite par Nabil Amr, conseiller de M. Abbas. Le président palestinien a chargé le Premier ministre sortant Ismaël Haniyeh (Hamas), de prendre la tête du gouvernement d’union, a ajouté M. Amr. M. Abbas appelle le futur gouvernement à «respecter la légalité internationale et les accords conclus par l’Organisation de libération de la Palestine (OLP)». Il s’agit de l’unique référence à la question de la reconnaissance d’Israël et des accords conclus antérieurement entre les Palestiniens et l’Etat hébreu, point d’achoppement des discussions précédentes. Le Hamas refusait de renoncer à la violence et de reconnaître le droit d’Israël à l’existence, ainsi que les accords passés entre l’OLP et l’Etat hébreu, comme l’exige le Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, ONU, Russie et UE). Ce refus du Hamas a entraîné la suspension des aides financières occidentales directes à l’Autorité palestinienne, menaçant celle-ci d’asphyxie. Les affrontements interpalestiniens ont fait 67 morts depuis le 25 janvier, et 90 depuis décembre 2006. Khaled Mechaal s’est pour sa part engagé «devant Dieu et devant la nation islamique (...) à respecter cet accord». «Notre engagement est total», a-t-il répété. Le roi Abdallah s’est félicité de l’accord, qualifié d’»honorable», saluant les signataires pour «s’être hissés à la hauteur de leur responsabilité (...) en arrêtant l’effusion du sang et en réalisant l’unité nationale».
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